9 conseils tennis (et au-delà) de Patrick Mouratoglou, entraîneur de Serena Williams

Le tennis est le nouveau yoga ! Pendant que Roland-Garros fait la fête, on se challenge en tant que champion. Echanges avec Patrick Mouratoglou, le coach de Serena Williams.

Immense terrain de jeu, l’académie de Patrick Mouratoglou*, nichée au cœur de Sophia Antipolis, ne désemplit pas. C’est là que se rencontrent les champions en herbe, les stars de la raquette et les débutants en herbe, tous animés par le même désir : atteindre le filet. Regard perçant et idées percutantes, ce coach atypique a décidément envie de rendre plus d’un service… Sa démarche ? Transmettre la culture du tennis, l’émanciper des dogmes pour que tous les corps gagnent en liberté et l’esprit dans un élan vital. Attrapez la balle au rebond.

En vidéo, Serena Williams se fait la vedette d’une pub engagée pour le Super Bowl

En vidéo, Serena Williams se fait la vedette d'une pub engagée pour le Super Bowl

1. Penser holistique

1. Penser holistique

« Comme le yoga, le tennis aide à combattre le stress. Sa force introspective, qui ne tombe jamais dans l’égomanie, est remarquable. Jouer permet de se recentrer, d’affiner ses intuitions, d’oublier ses soucis. Faire attention à son corps, sa respiration, la texture du sol , le toucher du ballon… Les joueurs me disent souvent qu’en se concentrant sur ce dernier, ils le voient beaucoup plus gros qu’il ne l’est ! »

À Lire  Blois : prison pour le chauffeur

2. Connecter corps et cerveau

2. Connecter corps et cerveau

« En élargissant les gestes, le tennis met notre corps en langage. Vous pouvez pleinement vous exprimer grâce aux forces d’habileté qu’il invoque : équilibre, coordination optimale, élan, freinage, changements de direction. Toute cette dynamique est utile car elle stimule le cerveau de façon aléatoire. Commencez par les gammes, comme en musique. Pratiquez votre coup droit, votre revers, puis votre service. Le but est de faire des échanges parfaits pour stimuler l’immunité et le mental.

3. Observer pour mieux se comprendre

« Un match est une conversation entre nous, une compétition saine. Enfant, très timide, j’ai appris en observant les autres, ce qui est la clé d’une meilleure compréhension du monde. Peu de gens savent se mettre à la place des autres. Au tennis, vous pouvez étudier un corps autre que le vôtre. Comme dans une partie d’échecs, on apprend au-delà de la tactique, à lire le langage corporel : une valeur énorme dans la vie professionnelle. »

4. Prendre du plaisir

4. Prendre du plaisir

« On peut faire du sport par obligation, pour se préserver. Le tennis, contrairement à cette vision spartiate, est incroyablement ludique. Si tu termines un match, tu as envie d’y revenir parce que tu t’es amusé. Ce sentiment de joie ancré dans l’imagination de quelqu’un un enfant est vital.

5. Célébrer sa féminité

« Entre une raquette et des femmes, c’est une histoire d’amour. Suzanne Lenglen, dans les années 1920, était une pionnière ! En tant que championne, elle a participé à l’émancipation des sexes, tout comme Billie Jean King dans les années 1970 ou Serena Williams aujourd’hui. De plus, c’est le sport féminin numéro 1 au monde, celui où les joueuses professionnelles gagnent le mieux leur vie.

À Lire  Le plus grand vendeur de fleurs CBD du Royaume-Uni ouvre en France

6. Développer ses points forts

« Selon une logique négative, de nombreux entraîneurs et de nombreux joueurs s’attachent avant tout à éradiquer leurs points faibles. Il est certes important de savoir les reconnaître. Mais en contrepoint, la technicité du tennis doit servir à améliorer ses qualités. » Comme dans la vie , il vaut mieux avoir d’énormes qualités et d’énormes défauts que d’être moyen partout. Quand on apprécie ses atouts, on est définitivement plus heureux, on a un regard bienveillant sur soi.

7. Se socialiser

« Le tennis réussit là où la société échoue parfois : il unit, il connecte. Les clubs, véritables lieux de vie, favorisent les échanges entre passionnés. Amener vos enfants au tennis les aide à vivre avec les autres, leur apprenant à rebondir à l’école ou dans la vie professionnelle.

8. Sculpter sa silhouette

« Il s’adapte à toutes les morphologies, travaille la cohérence posturale sans trop développer les bras, son côté ultracardiaque tend à affiner tout le corps. Sa grande valeur? Faire de belles fesses. Et pour cause : lorsque vous jouez, genoux fléchis légèrement en arrière, vous faites un squat. En fait, des centaines par match. Attention à bien respirer, beaucoup jouent en apnée. Pour éviter la dette d’oxygène, soufflez fort à chaque coup. Vous pouvez aussi crier ! Comme Monica Seles, la première à le faire dans un cours. En plus, c’est amusant. »

9. Libérer ses émotions

« Je milite pour un tennis moins aseptisé qu’aujourd’hui, du tennis vivant comme dans les années 1990 ! Sur le terrain, vous n’avez pas besoin d’être parfait. C’est le moment de vous exprimer, de pleurer, de crier ou de laisser exploser votre joie. Il travaille également sur l’expressivité de votre corps.