A 75 ans, il sautera d’un rocher haut de 16 mètres pour rendre hommage à « l’abbé volant » à Saint-Cyr

Hommage au regretté « abbé volant » du Castellet, dont il fut le dernier élève. Un record à battre. Et un anniversaire. Le samedi 20 août, à 16 heures précises, Jean-Michel Beaujon, dit « le Casside volant », fête ses 75 ans en s’envolant du Rocher de la Galère – « le sous-marin » – à proximité de Port d’Alon dans le Bay décolle de La Moute à Saint-Cyr. Seize mètres plus bas, en signant son exploit, il deviendra le plus ancien Angel Jump Diver de haut vol au monde et aura fait mieux que son mentor, qui détient le record d’âge (Abbé Simon, le 22 août 1988 à 75 ans , plongé de 15 mètres une dernière fois à Villers-le-Lac., ndlr).

« A 74 ans, l’abbé Robert Simon, curé de Sainte-Anne-du-Castellet, décédé en 2000, a fait une chute de 16 mètres dans le ruisseau du Port-Miou à Cassis », raconte Jean-Michel Beaujon, qui a fait un total de 2 515 plongeons son mérite depuis 1968. Dont un saut d’ange de 32,5 mètres, son record personnel, établi à Port-Miou.

Une rencontre qui tient presque du mystique

Une rencontre qui tient presque du mystique

Dans l’entourage de l’abbé, l’ancien cascadeur, moniteur de voile, éducateur sportif, randonneur, randonneur et alpiniste s’est toujours consacré à son excellence sportive auprès des enfants handicapés. « Comme escalader un sommet immaculé de 6 800 mètres au Népal il y a dix ans en équipe », illustre-t-il.

Habitant à Saint-Cyr, retraité depuis huit ans, adepte du toumo – une pratique tantrique tibétaine qui permet de repousser les limites de la résistance au froid, qu’il enseigne à la Sainte-Baume – il travaille également depuis quarante ans avec le gymnase municipal Espace Dorso, à Cassis, où il est toujours professeur de Tai Chi, Chi Gong et Yoga, dans quatre Ephad. phew! « J’ai développé une technique pour la troisième année de vie. J’ai encore des élèves de 92 ans », glisse-t-il.

Sa rencontre avec le Père Robert Simon est presque mystique. « Rapatrié d’Algérie en 1962, je suis arrivé avec mes parents à Moulins dans l’Allier, où j’ai commencé à faire de la petite délinquance », raconte Jean-Michel Beaujon. Un jour de 1966, poursuivi par la police, je me suis réfugié dans une salle de yoga et j’ai accidentellement poussé la porte. Le professeur m’a regardé et m’a dit : « Asseyez-vous ! Je suis resté là une demi-heure et je suis parti sans dire au revoir, comme un voleur. C’est ainsi que j’ai échappé à mes poursuivants… »

À Lire  Yoga : choisir le bon cours

L’histoire ne s’arrête pas là : « Un mois plus tard, je suis revenu m’excuser pour mon comportement. Je suis revenu et le professeur m’a dit : « Je t’attendais ». J’ai appris les techniques du yoga auprès de lui, mon comportement a changé et je suis devenu un enseignant spécialisé. C’était un élève de l’abbé Simon, qu’il m’a recommandé de rencontrer… »

Un jour d’août 1968, à Vichy, Jean-Michel Beaujon, sur les conseils de son « père philosophe », rencontre l’Abbé, son futur « père spirituel », avec qui il effectue son premier vol vers l’Allier, d’un 12- échafaudage de compteur.

Chaque année depuis, le futur Cassiden volant passe ses vacances d’été à Saint-Anne-du-Castellet pour s’affiner à l’art du saut d’ange avec son professeur.

Technique et préparation physique

Technique et préparation physique

« J’ai découvert la région. J’ai couché à la cure. Il m’a tout appris. On plongeait du Rocher de la Galère deux ou trois fois par semaine.Méditation et techniques de respiration, se souvient-il.En 1976, c’était le 27 février, j’avais enfin l’opportunité de m’installer dans le sud.

Derrière le spectacle de la plongée, qui ne dure que quelques secondes, se cachent la technologie et une longue préparation. « C’est de la méditation, de la préparation physique avec de la souplesse, du travail articulaire, des postures à adopter… L’un des secrets de la plongée en haute altitude est de planer le plus longtemps possible. Le risque, c’est de revenir », résume Jean-Michel Beaujon, qui s’entraîne deux heures par jour samedi pour sa performance. Un plongeur qui, comme l’abbé Simon avant lui, s’initie et enseigne encore la plongée au sein de l’association qu’il a fondée, Les intrépides de Cassis, qui compte jusqu’à 132 élèves.

À Lire  Comment choisir un tapis de yoga ?

Je suis un pistonné du Bon Dieu ! Je ne risque rien

Je suis un pistonné du Bon Dieu ! Je ne risque rien

« Je suis un coup de pouce du bon Dieu ! Je ne risque rien, répéta-t-il. Mes plongées sont des actes d’amour. » L’abbé « volant » Robert Simon, ordonné prêtre en 1938, entend l’appel de sainte Thérèse de Lisieux et troque sa soutane contre un maillot de bain. De 1947 à 1973, il plonge pour une bonne cause.

Autodidacte, sans aucune préparation au départ ! Cent dix fois, très précisément, signant des actes héroïques de 115 pieds à travers le monde pour aider ses paroissiens et les œuvres de l’église. « C’est le recordman du monde, établi à Casablanca en 1947, avec un saut (non autorisé) de 42 mètres », raconte Jean-Michel Beaujon, son dernier élève. Il pensait qu’il plongeait à 35 mètres. grue de mètre. Devant la foule nombreuse qui était présente pour assister à sa performance, il a décidé de plonger. Il a touché l’eau à 82 mph (132 km/h) avec les deux yeux noirs. « 

« Il a appris à Tarzan l’Ange à sauter »

Ses plongées lui permettent de restaurer et de construire des édifices religieux à Villers-le-Lac (Doubs) et à Sainte-Anne-du-Castellet, où il exerce son sacerdoce. Mais aussi pour soutenir un centre de vacances qui a accueilli plus d’un millier d’enfants à Saint-Cyr en douze ans. Célèbre mais modeste. « En 1955 à New York, où l’évêque de Chicago lui interdit de plonger, il rencontre Johnny Weissmuller, le nageur olympique, quintuple médaillé d’or aux Jeux olympiques et acteur de cinéma qui interprète douze fois le personnage de Tarzan dans les années 1930 et années 1940, à qui il aurait appris le saut de l’ange ! », raconte encore Jean-Michel Beaujon.

Le père Robert Simon est décédé au Castellet le 14 août 2000 et repose au nouveau cimetière de Sainte-Anne, hameau où il a pris sa retraite en 1992 après 29 ans de service. A deux pas de l’église qu’il a contribué à rénover.