A24, la nouvelle règle des cinémas indépendants

Publié hier à 6h00, mis à jour à 16h18.

The Letter Poll et les deux numéros au crédit, qui sont synonymes de films indépendants de qualité. Dix ans après sa création, cette société de distribution et de production new-yorkaise est devenue incontournable. L’A24, omniprésente à Cannes cette année, pourrait recevoir une dédicace.

Un matin de juin 2012 à New York, Noah Sacco commence un nouveau travail. Le jeune homme de 25 ans se dirige vers un bâtiment industriel surplombant la West Side Highway, situé le long de la rivière Hudson, à l’ouest de Manhattan. Lorsqu’il arrive dans un petit bureau avec une table pour tout meuble, il se retrouve devant un mur recouvert de feuilles de papier affichant divers logos de son employeur, A24, une petite start-up dont il est le premier employé.

Une société de distribution comme il y en a des centaines dans le cinéma américain, dont le rôle, une fois qu’un film est fait, est de lui offrir la meilleure exposition possible, de s’assurer qu’il est programmé par les salles, d’être choisi par les festivals, d’être promu par le bouche à oreille la bouche fonctionne…

David Fenkel, Daniel Katz et John Hodges, les fondateurs, expliquent à Noah Sacco que le nom A24 est le nom de l’autoroute qui traverse l’Italie d’ouest en est, de Rome à la Terra. Le souvenir d’un voyage fou. Trois trentenaires qui ont serré les dents dans plusieurs domaines du cinéma indépendant et convaincu le fonds d’investissement Eldridge de les aider à se lancer lui proposent de s’occuper du développement et des acquisitions, avec pour mission de trouver des films en recherche. distributeur.

Cannes, point d’orgue d’une année phénoménale

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Dix ans plus tard, Noah Sacco n’est plus le seul membre de l’équipe A24. Il en existe aujourd’hui environ 150 dans le monde. Après plusieurs gros titres à New York, la société a signé en octobre un bail de 15 ans pour 18 000 pieds carrés de bureaux au cœur du très chic quartier de Chelsea. Depuis 2015, en plus de distribuer des films, A24 produit et soutient financièrement des projets de l’idée originale au montage final. Douze à quinze longs métrages par an avec un budget total de 70 millions de dollars.

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Pour décorer ses bureaux, ainsi que les locaux de Los Angeles et de Londres, l’animateur (John Hodges a quitté l’aventure sans que les circonstances et les raisons de ce départ soient publiées) peut désormais compter sur les récompenses qu’il a récoltées au fil des années pour toutes ces films ont été distribués et produits. Sept Oscars et trois Emmy Awards et de nombreux autres prix de festivals du monde entier.

Reviendront-ils de cette soixante-quinzième édition du Festival de Cannes avec un prix, voire une Palme d’Or ? Ce serait une dédicace. En attendant les lauréats, le samedi 28 mai, le studio sera présent partout sur la Croisette : deux films en compétition (Stars at Noon, Claire Denis, et Showing Up, Kelly Reichardt), trois dans la quinzaine des réalisateurs (Men, d’Alex Garland, Funny Pages, Owen Kline et God’s Creatures, Anna Rose Holmer et Saela Davis), un à la Semaine de la Critique, le premier long métrage de Jesse Eisenberg, When You Finish Saving the World présenté à l’ouverture, et des ovnis comme le nouveau la série Olivier Assayas, adaptée de son film de 1996 Irma Vep (Un Definite Consideration) ou un documentaire sur Jerry Lee Lewis d’Ethan Cohen sans son frère Joel, projeté en séance spéciale.

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