Auto, habitation, mutuelle… Voici les relances qui vous attendent…

Les tarifs des contrats d’assurance auto, habitation et santé vont fortement augmenter en 2023. Des hausses qui seront moins fortes pour certains profils. Voici ce qui vous attend.

Encore une mauvaise nouvelle pour votre budget. Les tarifs des assurances connaîtront des hausses importantes en 2023. Voici les hausses qu’il faut anticiper contrat par contrat.

Assurance auto : jusqu’à +5% en 2023

Le prix de la prime d’assurance auto augmentera en moyenne de 2,5% à 5% selon les estimations et le profil du contractant. Pour les faits & amp; Chiffres (F&F), les contrats en cours augmenteront de 3 à 5 %. Le comparateur Assurland parie sur une hausse comprise entre 2,5 et 3 % D’après sa dernière étude qui estime le prix moyen d’un contrat d’assurance auto à 630 euros en 2022, la hausse sera donc d’environ 30 euros en 2023.

Comme promis par le secteur au ministre de l’Economie Bruno Le Maire, ces évolutions sont donc inférieures à la hausse des prix qui atteindra 7% en janvier sur un an, selon la dernière estimation de l’Insee. Cependant, les prix des pièces détachées (+10 % sur un an) et des réparations automobiles (+3,5 % sur un an) continuent de peser sur le secteur.

Par exemple, le coût des pare-chocs avant a augmenté de 6,8 % en 2022 par rapport à 2021, avec une dérive de 10,5 % pour ceux des SUV contre 5,2 % pour ceux des berlines. Le prix moyen des rétroviseurs avant gauche (dits « conducteur ») a bondi de 7,7 % en 2022, souligne F&F. Le prix moyen des pare-brise avant a augmenté de 8 % en 2022. Des hausses qui interrogent.

En effet, les réparateurs multiplient les promotions et vont jusqu’à proposer des Nintendo Switch pour attirer les clients. Des gestes commerciaux rendus possibles depuis la loi Hamon de 2014. Or, « les cadeaux offerts pour séduire les clients et la prise en charge de la franchise sont payés par la communauté des assurés » et répercutés sur le montant de la prime, regrette Franck Le Vallois, Directeur Général de France Assurances.

Mais ces augmentations de taux n’affecteront pas tous les assurés de la même manière. De grandes disparités existent selon les modèles de véhicules, l’âge du conducteur ou son lieu de résidence.

Selon Assurland, c’est en Bretagne que le contrat d’assurance automobile annuel moyen coûte le moins cher : 491 euros en 2022. A l’inverse, l’Ile-de-France a un tarif annuel moyen de 745 euros, soit un écart de 254 euros entre ces deux Régions. Un autre exemple : les SUV bourrés de technologie connaîtront des boosts avec une « intensité plus forte » que le reste des véhicules. Enfin, les jeunes conducteurs paieront toujours leur prime bien plus que les autres. Moins expérimentés, ils sont plus susceptibles d’être impliqués dans un accident et les assureurs appliquent donc une prime de 100 % la première année.

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Pour limiter les effets de ces augmentations successives, il faut « comparer son contrat minimum tous les 2 ans pour bénéficier d’éventuelles offres commerciales bienvenues », rappelle Olivier Moustacakis d’Assurland.

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Une hausse de 6% pour les motos et les scooters

Et les deux-roues ? La hausse devrait avoisiner les 6% selon le comparateur Le Lynx. Une hausse identique à celle constatée en 2022. L’Ile-de-France bat les records de primes d’assurance les plus élevées de France avec un montant moyen de 653 euros par an pour les deux-roues et un pic à 700 euros pour les habitants de Paris intra-muros. L’augmentation de la prime, supérieure de 30 % à la moyenne nationale, est notamment liée à un nombre de sinistres plus élevé.

Enfin, les jeunes conducteurs sont à nouveau surtaxés par les assureurs avec une prime moyenne de 739 euros par an, soit le double. Pour les Franciliens de moins de 25 ans, c’est une double peine puisque la prime moyenne tourne autour de 1 000 euros par an.

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Assurance habitation : +3% minimum

Les phénomènes climatiques ont coûté aux assureurs près de 7 milliards d’euros entre janvier et août 2022. La sécheresse de cet été à elle seule alourdit la facture de près de 3 milliards d’euros. Un montant record depuis la création du régime « Catastrophes naturelles » ou « CatNat » en 1982. Ce fonds, alimenté par une taxe sur les contrats d’assurance habitation et auto, est déficitaire depuis 7 ans. Pour l’équilibrer, la part prélevée devrait passer de 12 à 18 % d’ici 2025, selon les assureurs.

Or, si le gouvernement n’est pas d’accord avec eux sur Catnat, le danger est de voir une augmentation « presque forfaitaire » de chaque contrat de l’ordre de 10 euros pour le risque climatique, estime le cabinet Facts & Les figures.

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Entre-temps, la prime d’assurance habitation augmentera. Le comparateur Assurland table sur une moyenne comprise entre 3 et 3,5% en 2023 quand Facts & Les chiffres visent une augmentation comprise entre 3 et 5 %. Selon une étude de Meilleurtaux, le prix moyen d’une assurance habitation est de 181 euros pour un appartement et de 290 euros pour une maison. Sur cette base, une augmentation de 3% entraînera une hausse de prix de 5,41 euros par an pour un appartement et de 8,70 euros pour une maison.

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Mais encore une fois, des différences de prix importantes existent en fonction de la localisation du bien. Ainsi, la Bretagne est la région la moins chère de France (171 euros par an) pour assurer un logement. Pourquoi ? Car le nombre de sinistres déclarés reste très faible. En revanche, les régions Ile-de-France et Sud-Est souffrent d’une forte sinistralité avec une recrudescence des cambriolages et des catastrophes climatiques.

Enfin, l’assurance habitation est également fragilisée par la hausse de près de 3 % des prix des matériaux et de la main-d’œuvre.

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Mutuelle : des hausses entre 3 et 5%

En 2023, la hausse des contrats d’assurance santé sera de 3% selon le comparateur Assurland.com quand le cabinet Facts & Les chiffres avancent une augmentation moyenne comprise entre 3 et 5 %. Mais ce dernier insiste sur le « malus » appliqué aux clients en fonction de leur âge. Ainsi, un assuré de 35 ans paiera 1 % de plus et un de 75 ans pourra voir son contrat gonflé de 3 % en raison de dépenses plus élevées. De leur côté, les assurances insistent sur le coût des dépenses de santé qui a augmenté de 7,9 % depuis 2021.

C’est un nouveau coup porté au pouvoir d’achat des assurés. En 2022, les contrats mutualistes avaient déjà bondi en moyenne de plus de 6 %. En effet, selon une étude de Meilleurtaux, en moyenne, la cotisation annuelle pour une famille avec deux enfants est passée de 1 100 euros en 2021 à 1 172 euros en 2022, soit une augmentation de 6,55 %.

Paris a le prix le plus élevé de France, suivi des Bouches-du-Rhône. Les deux départements affichent des contributions de plus de 1 300 euros par an et devancent les Hauts-de-Seine et ses 1 298 euros par an. En revanche, et hormis les départements d’Alsace-Moselle qui bénéficient d’un régime spécial, les Deux-Sèvres, l’Ille-et-Vilaine et la Sarthe proposent les tarifs les plus économiques de l’étude : 1 117 euros en moyenne.

De plus, la réforme du 100 % Santé aurait coûté 2,5 milliards d’euros aux complémentaires. Un montant qui se répercute sur les prix dans un secteur où la concurrence fait rage puisqu’il est possible de résilier son contrat à tout moment et que le niveau de remboursement s’unifie progressivement, malgré des différences de prise en charge au niveau des médecines dites alternatives comme l’ostéopathie.

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