Bitcoin – Semaine 49

Bitcoin est l’antidote à la société sans numéraire et à l’inflation. L’inflation, qui devrait encore se renforcer face à l’embargo sur le pétrole russe.

15 % d’inflation sur deux ans

L’inflation dans la zone euro s’élève à au moins 10% depuis novembre. Il était déjà de 5 % à la même période il y a un an. Autrement dit, les prix ont augmenté de 15,5 % en deux ans.

Résultats sur un an pour le panier d’épicerie français selon NielsenIQ :

A raison de 10% par an, les prix augmenteront de 100% d’ici six ans. Ensuite, nous achèterons deux fois moins de choses pour le même montant d’euros. Autrement dit, la baisse du pouvoir d’achat sera de 50% si les salaires stagnent entre-temps.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire nous promet depuis six mois maintenant que l’inflation se calmera « d’ici quelques semaines ou quelques mois ». Nous sommes loin. Et il y a de fortes chances que le pire soit encore à venir.

La raison en est que le G7 et l’UE viennent de déclarer un embargo sur le pétrole russe qui se vend au-dessus de 60 dollars le baril.

Jusqu’ici sans grand succès, le pétrole russe transporté par le port extrême-oriental de Kozmino se vendant lundi 79 dollars le baril en Asie. C’est presque un tiers de plus que le prix supérieur.

La stratégie de l’Occident est d’essayer de sevrer la Russie des pétroliers dont elle a besoin pour transporter son pétrole. Les pays du G7 obligent leurs compagnies d’assurance à ne plus assurer les propriétaires de navires transportant du pétrole russe tant que ce dernier se vend plus de 60 dollars le baril.

D’où la récente décision de Moscou d’acheter plus d’une centaine de pétroliers pour contourner le système du G7.

Embargo sur le plus grand exportateur de pétrole au monde

Il est difficile de dire si cette flotte sera suffisante. Entre-temps, il y avait une congestion des pétroliers dans les eaux turques. Le FT rapporte qu’une vingtaine de pétroliers étaient déjà bloqués devant le détroit du Bosphore lundi.

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La Turquie, membre de l’OTAN, a demandé à tous les pétroliers de soumettre des lettres du Groupe international des clubs P&I, qui représente 13 assureurs couvrant près de 90 % du transport maritime mondial. Le P&I Club a déclaré lundi que les demandes de la Turquie vont « bien au-delà » des informations générales habituelles.

En bref, nous nous dirigeons peut-être vers une autre perturbation de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Et cette fois, c’est la pierre angulaire de l’économie : le pétrole, dont dépendent 95 % des transports mondiaux. Aurons-nous bientôt des pénuries de stations-service ?

La Russie est en effet le troisième producteur de pétrole au monde, derrière les États-Unis et l’Arabie saoudite. En janvier 2022, la Russie produisait 11,3 millions de barils par jour, dont 10 millions de barils de pétrole brut.

Plus important encore, la Russie est le plus grand exportateur d’essence et le deuxième plus grand exportateur de pétrole brut après l’Arabie saoudite. Selon l’AIE, la Russie a exporté 7,8 mb/j en décembre 2021. C’est près de 9 % de la production mondiale.

Avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, 34 % des importations de pétrole de l’UE provenaient de Russie. Autant de pétrole que le vieux continent devra acheter ailleurs, plus cher.

Le plafond de 60 dollars vise à limiter les revenus de la Russie tout en garantissant que Moscou continue d’approvisionner le marché mondial. Cependant, la Russie n’a pas l’intention de jouer le jeu.

Niet

« L’économie russe peut pleinement répondre aux besoins et aux exigences d’une opération militaire spéciale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « La Russie ne vendra pas son pétrole aux pays qui imposent cette limite », a-t-il ajouté.

Pour résumer, nous voici en présence d’une crise électrique due au manque d’investissement dans les réacteurs nucléaires de troisième et quatrième génération. Merci François Hollande. Merci Macron.

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Nous sommes également en proie à une crise du gaz. Sachant que le Qatar ne pourra pas livrer une seule goutte de GNL avant fin 2026.

Et enfin la crise pétrolière. Sachant que l’OPEP a pris le parti de la Russie en refusant d’augmenter la production. Sans compter que la production de pétrole conventionnel ne cesse de baisser depuis 2007.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont résisté aux pressions américaines pour « choisir un camp ». L’Oncle Sam aimerait que Ryiad ne joue pas le jeu Chine-Russie. En plus d’être le premier et le plus important importateur de pétrole saoudien et d’être la deuxième partie du cartel OPEP+…

L’Arabie saoudite recevra également le président chinois Xi Jinping du 7 au 9 décembre. Des dizaines d’accords devraient être signés avec les pays du Golfe à ce sujet. L’énergie, la sécurité et les investissements multiples seront sur la table.

Les jours à venir s’annoncent mouvementés pour le marché pétrolier. Les plaques tectoniques géopolitiques se déplacent et les chaînes d’approvisionnement qui existent depuis des décennies seront perturbées.

L’énergie étant au cœur de la productivité, sa surtarification se traduira par une nouvelle hausse générale de l’inflation. En Turquie, l’inflation a déjà atteint 84% l’année dernière…

Combien de temps avons-nous avant que la grande réinitialisation hyperinflationniste ne frappe l’Europe ?

Les prochaines années seront douloureuses. Ceux qui acquièrent du bitcoin aujourd’hui ne se remercieront jamais assez. Les petites adresses (<0.1BTC) n'ont jamais accumulé autant que le mois dernier. Acclamations!

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Un journaliste rend compte de la révolution Bitcoin. Mes travaux traitent du bitcoin à travers des prismes géopolitiques, économiques et libertaires.