BrikClub, cette startup qui permet d’investir dans l’immobilier locatif en…NFT

Gagnez des revenus locatifs en achetant une carte sur internet. C’est ce que BrikClub proposera le 30 septembre, lorsqu’il lancera ses premiers NFT adossés à l’immobilier (tokens non fongibles qui représentent des certificats de propriété sur une blockchain, un réseau informatique visible par tous et qui permet l’échange de crypto-monnaies). devises). .

La rencontre entre l’immobilier et les crypto-monnaies a déjà fait ses preuves aux Etats-Unis, avec Arrived Homes et RealT. Mais en France, Brik, la maison mère du BrikClub fait partie des pionniers. « Ce système permet à chacun d’avoir accès à des biens locatifs, quels que soient son origine et le montant de son portefeuille », se vante Richard Winckels, fondateur et PDG de Brik.

Un nouveau moyen de placer son argent dans la pierre

Un nouveau moyen de placer son argent dans la pierre

Le concept de l’immobilier dit « tokenisé » ou « partagé » est simple. BrikClub réunira des investisseurs pour lever des fonds et acheter des biens immobiliers. La société conservera la propriété des actifs, mais les membres du BrikClub qui achètent NFT concluront un contrat de « partage des revenus » qui leur donne le droit de recevoir une part des loyers.

Concrètement, l’investisseur qui achète l’un des 1 010 NFT à 100 euros percevra un loyer de 4,1 euros par an (puisque le bien sur lequel les NFT seront appuyés offrira un rendement de 4,1%). Il peut alors attendre que BrikClub revende le bien quelques années plus tard et rembourse le NFT avec les éventuelles plus-values.

Mais l’investisseur peut également revendre son NFT (également appelé brik) à tout moment sur le site Brik.com à d’autres investisseurs, à un prix libre. « Bientôt il sera également possible de retirer son NFT du site Brik pour l’envoyer vers un wallet décentralisé (qui n’est pas détenu sur les serveurs de l’entreprise mais sur la blockchain Ethereum). Il pourra ainsi échanger son NFT sur d’autres plateformes que Brik’s », explique le PDG.

BrikClub ne sort pas de nulle part. Sa maison-mère créée en 2020 s’est déjà essayée à la tokenisation immobilière avec la filiale WinCity créée en 2021 et qui a acheté un premier bien immobilier à Paris soutenant NFT à cette dernière. Mais Richard Winckels a voulu faire le ménage au printemps dernier en dédiant WinCity à un jeu de cartes virtuelles, Sorare (jeu de collection NFT des footballeurs) des monuments historiques. Il a ensuite créé BrikClub, une nouvelle branche entièrement dédiée à l’immobilier tokenisé.

À Lire  Assurance emprunteur : dans quels cas faut-il recourir à la concurrence ?

Investir dans un bien à la fois

Investir dans un bien à la fois

D’autres véhicules d’investissement proposent depuis plusieurs décennies un accès à l’immobilier pour quelques centaines d’euros. C’est le cas par exemple des sociétés foncières cotées (Unibail, Klepierre, Mercialys) et des sociétés d’investissement logement (SCPI).

Mais la grande différence entre BrikClub et ces autres véhicules pierre-papier-ciseaux vient de la capacité d’investir dans un seul actif à la fois. Un choix qui permettra aux investisseurs de mieux comprendre dans quoi ils investissent leur argent, mais qui évitera la dilution des risques. « Les SCPI et sociétés foncières concentrent justement plusieurs biens pour lisser la perte de revenus s’il y a certains biens qui font face à la vacance locative ou aux loyers impayés », explique Laetitia BO, avocate chez Urban act Avocats, spécialisée dans l’immobilier. .

Un problème qui, pour le départ, peut facilement être évité par les investisseurs « car ils peuvent investir dans plusieurs biens avec 100 euros à chaque fois (le prix du NFT chez BrikClub) et donc limiter le risque de se retrouver sans revenus à cause d’un actif en difficulté », rétorque Richard Winckels.

Brik s’occupe de tout

Brik s'occupe de tout

En tant que foncière cotée ou SCPI, la société Brik, moyennant un pourcentage des revenus locatifs (39% pour le premier bien) se chargera de toutes les démarches liées à la gestion du bien et au paiement des charges, taxes ou autres travaux. être fait Les investisseurs n’auront plus rien à faire que de retirer leurs loyers du site Brick sur leur compte bancaire.

Commodité, ce qui signifie cependant que les investisseurs n’auront pas de décision sur les marchandises. Si les équipes dirigées par Richard Winckels s’avèrent être de mauvais gestionnaires, les investisseurs ne pourront pas intervenir, même s’ils ne perçoivent plus leurs revenus locatifs. Dans le pire des cas, les épargnants risquent de ne jamais revoir la totalité de leur investissement initial si l’actif est vendu en dessous de son prix d’achat par la startup.

Le contrat de partage de revenus n’a pas (encore) de cadre légal

Le contrat de partage de revenus n'a pas (encore) de cadre légal

Si la start-up cumule les agréments (Intermédiaire en financement participatif et Courtier d’assurance ou de réassurance) pour avancer dans un cadre légal, elle fonde sa relation avec ses investisseurs sur un contrat de « partage des revenus », qui n’est pas encore encadré par la loi. « Le fait qu’un contrat n’entre pas dans le cadre de la loi est assez fréquent. Il faut juste qu’il soit bien fait et qu’il ne génère pas de risques pour les investisseurs », prévient Thomas Coeffe, avocat associé au cabinet Squire Patton Boggs, spécialisé dans l’immobilier, qui prévoit deux types de risques.

À Lire  Henri-Pierre Ouhibi : « L'attrait du viager touche toutes les couches de la société » !

« Premier risque de zéro de l’opération, donc annulation de la transaction. Dans ce cas, l’argent doit être restitué aux investisseurs, mais si cette décision intervient à un moment où l’entreprise manque de fonds, il peut être difficile pour elle de rembourser les investisseurs. Il existe également un risque réglementaire, c’est-à-dire. les autorités peuvent constater que l’activité de la startup viole la loi. Cela peut entraîner des condamnations pénales ou des amendes, ce qui ferait perdre de l’argent à l’entreprise, qui risquerait alors de ne pas avoir les fonds pour rembourser les investisseurs », précise l’avocat, qui souligne toutefois que ces événements restent encore plus rares. .

C’est pour éviter ces déboires avec la loi et une fin malheureuse que Richard Winckels et ses associés militent au sein de la Fédération des Plateformes de Partage des Revenus (F2PR) avec d’autres entrepreneurs de la proptech pour enchâsser dans la loi au plus vite ce nouveau type de contrat . Mais pour l’instant, le chemin vers la démocratisation de l’immobilier crypto est encore long et semé d’embûches.

Newsletter – Vos Finances

Newsletter - Vos Finances

Merci pour votre inscription !

Dernière étape : confirmez votre inscription dans le mail que vous venez de recevoir.

Pensez à vérifier vos courriers indésirables.

A bientôt sur le site de La Tribune et dans nos newsletters,

Inscription à la newsletter Vos Finances

La rédaction de La Tribune.

Tous les jeudis, les dernières nouvelles

Merci pour votre inscription !

Dans votre boîte aux lettres à 9h.

Vous êtes déjà inscrit !

Voulez-vous vous inscrire à la newsletter?

Réinitialisez votre mot de passe

A bientôt sur le site de La Tribune et dans nos newsletters,

Email envoyé !

La rédaction de La Tribune.

Découvrez toutes les newsletters de La Tribune

Laisser un commentaire