Carcassonne : après vente, un bilan mitigé pour les enseignes du centre-ville

soldes d’hiver. Pendant quatre semaines – du 12 janvier au 8 février – la vie du centre-ville est entrecoupée de promotions et canalise les clients en quête de bonnes affaires. Mais encore une fois, le dynamisme tant attendu des commerçants semble s’être estompé face à un contexte sanitaire morose.

Fin février, quelques semaines après la vente, les commerçants de la cité de Carcassonne dressaient un bilan mitigé de leurs activités. Dans les rues de la Bastide, il n’y a pas d’embouteillage. La levée progressive des interdictions sanitaires – notamment la fin du port du masque à l’extérieur – semble peu susceptible de permettre le rapprochement des habitants et des ventes de Carcasson.

Ce n’est pas facile pour les commerçants

Pour Cécile, gérante du magasin Minibouilles situé au coeur de la Bastide – rue Armagnac – « le contexte sanitaire y est pour beaucoup ! C’est d’ailleurs ce que j’entends quand je parle aux autres commerçants. Pendant la braderie, il y a encore beaucoup de cas positifs et de cas contacts, donc « évidemment c’est très calme. Ce n’est pas facile pour les commerçants », a-t-il dit.

Nous ne voulons pas non plus nous plaindre car nous sommes toujours là, malgré la crise du Covid !

Ensuite, à l’angle de la rue Armagnac et de la rue de la République, Clément et Salomé sont à la tête du comptoir des animations. Restaurants, café-jeux et boutiques, ici on peut tout faire : boire, manger, jouer ou les trois à la fois. Ou même acheter des jeux de société. Même constat pour ce manager : « C’est clairement moins dynamique », court Salomé. Même si les soldes, pourtant censées dynamiser le centre-ville, « la fréquentation est encore en forte baisse », garantissent-ils, « d’autant plus que nous sommes en pleine période de vacances scolaires. D’habitude c’est une période importante pour nous…. » » A propos de la section restauration et jeux sur place, nous avons beaucoup moins de monde qu’avant », ont observé les deux gérants. « Avant, le samedi par exemple, il y avait beaucoup de monde. En ce moment, clairement, il n’y avait pas foule. Et ça s’est observé dans la ville en général », explique Salomé. Et d’ajouter : « On ne veut pas non plus se plaindre car on est toujours là, malgré la crise du Covid ! » A la fois chaleureux et authentique, le lieu se veut intergénérationnel et convivial, soyez prêts, soyez prêts, mangez !

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Personnellement, j’ai un deuxième magasin Muy Mucho à Narbonne et clairement je vois une différence. A Carcassonne c’était plus calme

Ouverte il y a quelques mois à peine, Stéphanie est la gérante de la boutique Muy Mucho de la rue George Clémenceau, l’une des principales artères commerçantes de Bastide. « En restant ici, j’espère participer à relancer le dynamisme du centre-ville mais il n’y a vraiment pas foule », a témoigné le gérant.

« J’ai ouvert en novembre, c’est encore tôt pour faire le point. Après, les gens ne connaissent pas forcément la marque et le produit », nuance-t-elle. Si Muy Mucho a commencé comme une simple entreprise familiale spécialisée dans le secteur des accessoires de décoration et de terre, la franchise espagnole compte aujourd’hui une centaine de magasins dans quelque 16 pays différents. « Personnellement, j’ai un deuxième magasin Muy Mucho à Narbonne et clairement, je vois une différence. A Carcassonne, c’est vraiment plus calme », ​​a-t-elle admis. Malgré tout, l’optimisme semble de mise et Stéphanie s’assure : « Les magasins ouvrent et ferment, ils bougent, ils vont s’installer dans de grandes surfaces commerciales… mais je reste convaincue que les magasins de proximité ne meurent pas. Des gens comme ça. Et en ont besoin ! » «