CBD : La filière s’active face à l’interdiction de la vente de fleurs

Un arrêté ministériel pris le 31 décembre 2021 met les commerces de cannabidiol en grande difficulté. Certains représentants du secteur travaillent pour la suspension du décret.

Les promoteurs du cannabidiol (CBD) savaient qu’ils avaient peu de chances d’obtenir totalement gain de cause, vendredi 7 janvier, devant le Conseil constitutionnel. Et, sans surprise, l’institution a rejeté une question prioritaire de constitutionnalité qu’elle avait déposée, sur les critères de définition des stupéfiants, en défense de l’usage de cannabis non psychotrope.

Mais peu importe : les acteurs de l’industrie du CBD sont déterminés à continuer d’utiliser tous les leviers à leur disposition et voient dans cette décision un espoir, car ils estiment que la fleur de CBD ne rentre pas dans le champ choisi de la définition des stupéfiants. , qui doit conjuguer phénomène d’addiction et risque pour la santé. Dans leur viseur, l’arrêté ministériel du 31 décembre 2021, qui interdit « la vente aux consommateurs de fleurs ou de feuilles crues sous toutes leurs formes, seules ou mélangées à d’autres ingrédients, leur possession par les consommateurs et leur consommation ».

La guérilla judiciaire devrait connaître de nouveaux épisodes. La vente de fleurs constitue, en effet, l’essentiel du chiffre d’affaires des 1 800 boutiques CBD implantées en France. L’arrêté du 31 décembre, justifié principalement par des raisons de santé publique, constitue donc un séisme pour le secteur.

La crainte de la perquisition

La crainte de la perquisition

La part des fleurs constitue ainsi 90% des revenus d’Alexandre Boussini, gérant du magasin Zen Emeraude CBD, situé dans le 12e arrondissement de Paris. Du coup, le propriétaire de 31 ans a préféré ne pas ouvrir lundi 3 janvier, craignant aussi « d’être fouillé ». M. Boussini ne sait, dit-il, que faire de la souche de fleurs qui lui reste sur les bras.

À Lire  CBD : le Conseil d'Etat suspend l'interdiction de vente de fleurs de cannabis

Les produits cosmétiques et de vapotage sont toujours autorisés tant que leur teneur en THC ne dépasse pas 0,3 %. Il en va de même pour les aliments, qui ne doivent être composés que de fibres ou de graines de chanvre. Mais ces produits sont, selon Boussini, insuffisants : si la décision du gouvernement est implacable, « il n’aura pas d’autre choix » que de fermer, argumente-t-il.

A l’intérieur de la boutique Aoma CBD (Paris, XIe) les boîtes sont remplies de fleurs CBD. Jean-François Baï, président de ladite société, a décidé de liquider tous ses stocks de fleurs après la publication du décret. « C’était le branle-bas de combat pendant deux jours », décrit le gérant du magasin, qui a ouvert ses portes en octobre 2021. « On a fait des promotions sur le site et passé le mot à nos clients », poursuit- elles ou ils.

Il vous reste encore 70,38% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Vous pouvez lire Le Monde sur un appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

Parce qu’une autre personne (ou vous) lit Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

Comment arrêter de voir ce message ?

En cliquant sur «  » et en vous assurant d’être la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté à ce compte.

À Lire  30 meilleurs écouteurs Bluetooth de sport testés en 2022 : après avoir recherché les options

Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

Vous ne savez pas qui est l’autre personne ?

Nous vous recommandons de changer votre mot de passe.

Laisser un commentaire