CBD : Le réseau High Society entend rester numéro 1 en France

Mao Aoust a beau avoir un nom révolutionnaire, c’est un entrepreneur comme les autres. Presque. Arrivé en garde à vue, cet ancien dealer de cannabis est parti mettre à profit son expérience dans le business naissant du CBD. Nous sommes en 2018 et le produit dérivé du chanvre sent le soufre.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le CBD n’est pas un stupéfiant, contrairement au THC, la molécule psychotrope et addictive du chanvre. L’État français, pour sa part, est depuis longtemps à l’écoute du dossier. N’étant pas interdit par la loi, le CBD,

Du CBD sous toutes ses formes

ou cannabidiol

, c’est légal… par défaut.

Mao Aoust s’engouffre dans cette brèche et ouvre une première boutique à Marseille avec la marque High Society. « En autofinancement avec de très petits montants. Nous avons réinvesti tous les bénéfices. » La jeune femme de 25 ans n’est pas la seule à se lancer dans ce business branché. Les boutiques se multiplient. « Pour nous différencier des autres marques, nous visons un positionnement d’expert du cannabis. Nous avons un haut niveau de qualité, une image de marque forte et un positionnement prix élevé ».

Un marché français de 250 millions d’euros

La haute société offre aux consommateurs la gamme classique de

dérivés du cannabidiol

: tisanes, huiles, résines, cosmétiques… et même les fleurs controversées. « Nous vendons une marque, du conseil et de l’expertise ». la marque fait des formations, notamment sur les réseaux sociaux. « Ce monde reste caché même s’il est très intéressant avec ses dimensions scientifiques, agricoles et politiques… » Politique en effet. Le gouvernement français tente de limiter l’expansion de ce commerce lucratif.

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