David Bessis, mathématicien adepte du yoga mental

Un ancien chercheur au CNRS, 50 ans, devenu entrepreneur, partage ses méthodes pour apprivoiser les mathématiques dans un livre, fruit de sa réflexion depuis vingt ans.

Depuis le 21 janvier, les libraires ont des problèmes. Où ranger ce nouveau livre, Mathematica (Seuil, 368 pages, 19,90 euros) ? En science, vu le titre et le mathématicien l’auteur ? Mais pourquoi pas en développement personnel, basé sur le sous-titre : « Une aventure dans nos propres cœurs » ? Ou dans le sport, car il s’agit souvent de kung fu, d’arts martiaux ou de yoga, oser être comparé aux maths ? A moins qu’ils ne prennent la décision, peut-être pas si folle, après l’avoir lu, de le mettre devant la gondole, avec un best-seller ou un futur succès ?

Ce dilemme résume bien l’originalité et la pertinence d’un sujet développé par David Bessis dans ce livre, qui promet de raconter les mathématiques autrement et, accessoirement, de révéler les secrets d’une méthode pour que chacun devienne fort sur le sujet. Même pour percer les mystères de la pensée. Seulement ça. « Être bon en maths n’est pas une histoire extraordinaire, mais universelle. Nous avons tous cette capacité en nous. Et c’était bouleversant de voir qu’on ne nous l’expliquait pas », raconte David Bessis, tout juste 50 ans, ravi d’avoir accouché, après vingt ans de « grossesse », d’après sa réflexion.

Puisque la méthode consistait en trois points, il serait tentant de la livrer d’un coup. Mais on peut aussi le savoir en décrivant les quatre clics qui ont rendu possible son développement tout au long de la vie du créateur. Bien qu’il ne soit pas issu d’une formation scientifique, David Bessis a facilement reconnu ses avantages en mathématiques. Mais la première révélation n’est pas arrivée à l’âge de 18 ans, sur son banc préparatoire à Louis-le-Grand, à Paris. Il s’est rendu compte que son cerveau créait des images mentales des objets géométriques qu’il étudiait. Et ils avaient tort ! Comme quand un enfant oublie un bras dans la première image d’un homme.

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Il avait alors le choix. Lâchez ces images et apprenez ce qu’on leur enseigne en poursuivant cette fausse intuition. Ou, au contraire, acceptez-les, changez-les, jusqu’à ce que vous compreniez pourquoi ils sont faux. Il l’appelait « écouter la dissonance entre l’intuition et la logique », et c’est au ping-pong qu’il s’est développé et surtout l’a apprécié.

Jouer avec la plasticité cérébrale

Jouer avec la plasticité cérébrale

Si cela lui a permis de réussir ses études, d’entrer à l’Ecole Normale Supérieure à 19 ans et d’entamer une thèse, il ne suffisait pas de devenir un bon mathématicien, qui devait imaginer et créer. Puis, au second déclic, il s’est rendu compte qu’il pouvait « se pirater le cerveau » en croyant à la plasticité cérébrale, c’est-à-dire à la possibilité d’y faire de nouvelles connexions. C’est une nouvelle leçon pour lui : miser sur une plasticité infinie et que le « mode caché du cerveau » peut être atteint. « On est tous synesthètes ou on peut être un », appuie celui qui, assis dans son café habituel, décrit « s’aligner », en faisant des gestes vers l’extérieur, lundi à l’angle de la place, mardi derrière un autre, mercredi à l’espace est encore un peu plus loin.

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