Décoration. Pour les commerçants d’Alençon, les soldes « ont perdu de leur attrait »

Les soldes d’hiver 2022 ont débuté le mercredi 12 janvier 2022. Une « date nationale » non significative pour certains commerçants qui y voient une baisse d’attractivité.

Par Samuel Martin

Publié le 12 janvier 22 à 6:16

Quelques jours après le début des soldes, ce mercredi 12 janvier 2022, la majorité des commerçants du pays d’Alençon (Orne) ont répété la même chose : « Les soldes ne sont plus comme avant ».

Plus d’attente

Plus d’attente

Ils lancent encore pendant quatre semaines des réductions de leurs produits pour liquider les stocks, mais aussi pour relancer l’économie en attirant de nombreux clients.

Hind, la gérante du magasin Devred, rue aux Sieurs, à Alençon, se souvient de différentes ventes, il y a tout juste deux ans. « Ce n’est plus pareil, les clients n’attendent plus de rabais. Avant, tout le monde attendait le premier jour des soldes, cela se ressentait dans les rues. Désormais, ce n’est qu’un rendez-vous national et un jour comme un autre pour nous… »

Hind est arrivée à Devred Alençon il y a sept ans. Il a connu des préparatifs de vente plus mouvementés que cette année.

On a pris des CDD, des stagiaires, on a même ouvert plus tôt les premiers jours car il y avait beaucoup de monde. C’était beaucoup de travail mais c’était son charme, nous étions tous excités. Maintenant, nous n’avons plus besoin de personnel supplémentaire. Pour preuve, je ne suis en magasin que le mercredi 12 janvier, jour d’ouverture.

A quelques mètres de là, Stéphanie Julienne, gérante du magasin Jules, fait le même constat. « On s’attend tout de même à une journée un peu plus chargée que d’habitude, mais rien de trop gros. On n’a pas besoin de personnes supplémentaires, la situation n’exige rien d’autre. »

À Lire  ACTION pour le Nintendo eShop : jusqu'à 67 % de réduction sur les super jeux Switch avec Super Sale !

Les ventes privées

Les ventes privées

Elle ajoute : « Maintenant, nous liquidons avec d’autres moyens. Mais en plus, le client n’a pas besoin d’attendre les soldes pour acheter à bas prix. »

Deux raisons expliquent cette baisse d’attractivité en début de soldes. Premièrement : mettre en place des ventes privées. « Ils ont commencé le 17 décembre chez nous », raconte Stéphanie, directrice adjointe chez Pimkie, rue aux Sieurs.

Pendant plus de trois semaines, les clients détenteurs de la carte de fidélité ont bénéficié des réductions, avant les autres.

On a pris des CDD, des stagiaires, on a même ouvert plus tôt les premiers jours car il y avait beaucoup de monde. C’était beaucoup de travail mais c’était son charme, nous étions tous excités. Maintenant, nous n’avons plus besoin de personnel supplémentaire. Pour preuve, je ne suis en magasin que le mercredi 12 janvier, jour d’ouverture.

Le développement du e-commerce

De nombreux clients optent désormais pour les cartes de fidélité. Les ventes privées s’adressent donc à un large public, rendant les premiers jours de vente « aléatoires ».

Ensuite, Internet a aussi un rôle à jouer dans la réduction de l’attractivité des ventes.

« Les achats en ligne nous ont détruits. Les sites Web offrent des rabais qui ne peuvent pas être trouvés dans les magasins. Ainsi, certains clients viennent s’installer dans le magasin, puis achètent en ligne. Mais je ne les blâme pas, je suis un citoyen avant tout et si je peux trouver le même produit à moitié prix sur Internet, je n’en doute pas trop », avoue Hind, gérante du magasin Devred. .

À Lire  Soldes d'été : licence à vie Windows 10 à 18 euros et Office à seulement 23 euros !

Chez Jules, Stéphanie Julienne a la même vision.

Une attente quand même

« Aujourd’hui, Internet joue un rôle très important dans les ventes. Avec le Black Friday ou d’autres événements, les clients peuvent trouver ce qu’ils recherchent en vente tout au long de l’année. »

Même si cette période a perdu de son charme, elle est encore différente pour les commerçants. « C’est beaucoup de travail, nous recevons beaucoup de colis et il faut les traiter avant le jour J », explique Stéphanie, la responsable de Pimkie.

A Arçonnay, Isabelle Delente, responsable du magasin Kiabi, a toujours les mêmes attentes.

« Nous savons que les ventes représentent une part importante de notre facturation et que cela va booster l’économie. Malgré tout, de nombreux clients attendent avec impatience la période des soldes car, pour eux, c’est durant cette période que les bonnes affaires se font. »