EHPAD, contrat local de santé… Comment l’ARS aide-t-elle le pays de Lorient ?

Comment qualifiez-vous l’accès à la santé dans le pays de Lorient ?

Claire Muzellec-Kabouche, directrice départementale de l’agence régionale de santé : on a dressé un portrait du territoire de Lorient-Quimperlé et au 1er janvier on voit qu’il est mieux doté d’une offre libérale, dont un médecin généraliste (+6 %) qu’au niveau régional. Pour les infirmières libérales, on constate même 36 % de plus. Même si nous entendons dire que ce n’est pas ce que ressentent les patients. Nous savons qu’il existe des différences de territoire. Il y a des communes côtières qui sont mieux équipées, et plus on monte dans le territoire, plus les écarts augmentent.

Des lecteurs nous expliquent chercher depuis des mois un médecin, sans trouver. C’est qu’il y a un problème !

Nous travaillons au quotidien avec l’assurance maladie pour créer tous les outils dont nous disposons pour attirer des professionnels, quelle que soit leur formation, avec un salaire, coordonné pour faciliter leur installation. Nous avons des centres de santé multiprofessionnels à Kervignac, Hennebont, Pont-Scorff, Plouay, Inguiniel, nous y travaillons à Gourin. Nous mettons tout en œuvre pour accompagner les professionnels existants qui souhaitent développer leur pratique, attirer de nouveaux médecins et élus, décrypter l’écosystème et les conditions favorables à l’accueil des spécialistes sur notre territoire.

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Quelles sont les actions qui vont être menées à Lorient ?

Bientôt nous pourrons soutenir un centre de santé multiprofessionnel à Lanveur. Il devrait parvenir prochainement à l’instance régionale. A l’initiative des élus du territoire, nous travaillerons sur une convention locale de santé avec l’Agglomération de Lorient en 2023. En collaboration avec d’autres institutions, nous établissons un diagnostic, définissons des objectifs et des activités spécifiques qui répondent aux besoins du territoire. C’est dans ce contexte que la dynamique de Groix s’est faite. Nous allons démarrer ces travaux à Lorient en janvier 2023 et espérons conclure le contrat avant la fin de l’année. Je n’ai aucun doute que l’accès aux médecins est l’un des domaines prioritaires, mais cela va au-delà. Il y a la prévention, l’inclusion, la lutte contre les addictions.

Comment pallie-t-on le manque de médecins ?

Nous travaillons avec de nouveaux métiers. Les médecins peuvent compter sur les médecins financés par l’assurance maladie nationale pour élargir leur clientèle. Nous avons également des infirmières praticiennes en pratique avancée (IPA). Les premiers sortent de deux années de formation. Ils sont situés en amont de la consultation, ils permettent un suivi des patients chroniques afin que le médecin puisse voir ses patients qui ont le plus besoin de soins médicaux. Le territoire est un territoire d’expérimentation avec des pharmaciens qui peuvent évaluer 17 pathologies du quotidien et prescrire les médicaments nécessaires à ces patients lorsqu’il s’agit de pathologies du quotidien comme la cystite, les petites plaies.

Autre difficulté relevée par nos lecteurs, l’accès aux spécialistes. Quelles actions vont être menées ?

A partir du 1er janvier 2021, le territoire sera mieux équipé en chirurgiens, sages-femmes et masseurs qu’au niveau régional. On constate cependant qu’en médecine libérale de spécialité, ce territoire est moins équipé qu’au niveau régional pour les ophtalmologues, pédiatres, gynécologues et psychiatres de niveau comparable. Alors que nous nous efforçons de promouvoir l’emploi des médecins généralistes, nous savons que cela affecte l’emploi des spécialistes. Avec l’ordre des dentistes, nous commencerons à travailler sur les possibilités de rendre le territoire attractif.

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