En Ile-de-France, les locataires de plus en plus nombreux

Une enquête de l’Institut d’Île-de-France (IPR), relayée jeudi par l’AFP, montre que la proportion d’Ile-de-France occupant un logement trop exigu a augmenté ces dix dernières années. 2,7 millions de personnes, soit près du quart de la population de notre région, vivront à l’étroit.

Selon cette enquête, le taux de surpeuplement des logements (défini lorsqu’il manque au moins une pièce par rapport à la norme fixée par l’INSEE*) a enregistré une hausse de 0,6 % entre 2008 et 2018 dans la région, alors qu’il reste stable dans la région. le reste de l’aire métropolitaine.

Ce sont surtout les familles monoparentales qui souffrent du manque d’espace, ainsi que les « cohabitations de personnes sans lien familial direct » et les jeunes.

Un phénomène touchant les parcs de logements vieillissants

Un phénomène touchant les parcs de logements vieillissants

Paris et sa petite couronne concentrent les deux tiers de l’habitat surpeuplé, mais le phénomène tend à s’étendre au-delà de ces zones. Cela touche principalement les communes à forte proportion de logements anciens ou dégradés, « financièrement plus abordables », note dans l’IPR (11 arrondissements de Paris, mais aussi 22 communes de Seine-Saint-Denis).

Beaucoup de logements, dans 8 cas de loyers sur 10, surtout en hausse de la part des loyers sociaux (+ 2 %) « en raison de l’absence d’offres de location ou d’achat financièrement accessibles dans le secteur privé, obligeant certains jeunes qui vivent avec leurs parents. ou des couples séparés pour continuer à vivre ensemble », explique l’Institut.

* Pour un logement pas trop petit pour ses habitants, il doit être composé d’au moins un salon, une chambre pour chaque couple, une chambre pour chacun des adultes de 19 ans et plus, une chambre pour deux enfants s’ils sont du même sexe ou qui ont moins de 7 ans, et une pièce par enfant mentionné.

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