Friches commerciales à Bernay : Moins qu’ailleurs… et…

Parfois on en voit juste, mais il y a beaucoup moins de friches commerciales à Bernay qu’ailleurs… et il y en a moins qu’avant.

L’actuel immeuble des pressings de la rue Thiers à Bernay (Eure), s’il ne trouve pas preneur d’ici fin février, pour cette activité ou une autre, il rejoindra la liste des déchets du centre-ville, comme le rapporte un article précédent.

Une liste qui compte déjà, dans la même rue, Camaïeu et l’ancien chausseur Saya.

Un peu plus loin, au 53, rue du Général de Gaulle, qui était autrefois un institut de beauté ; dans les rues voisines, le Roi Somme et la boutique de couture A. Thiret (rue Robert-Lindet) ; La Théorie de la Bière, 3, rue Albert Glatigny. Quant à la rue du Général-Leclerc, dans le quartier dit de Pont-Ravet, elle fait grise mine. On ne citera pas tous les seuils vides, tant ils deviennent nombreux, presque autant que les boutiques « vivantes ».

C’était pire il y a 5 ou 6 ans

Pourtant, il n’y a pas plus de friches commerciales à Bernay aujourd’hui qu’autrefois, et pas plus ici que dans des communes similaires. Il y en a encore moins. Le taux de vacance commerciale (autre terme pour  » friches « ) est de 7 % à Bernay. La moyenne nationale se situe entre 7 et 12 %. « C’était pire il y a 5 ou 6 ans, quand plusieurs firmes ont quitté le centre-ville pour s’installer en banlieue », rappellent plusieurs agents immobiliers bernois. Comme Philippe Renault, de l’agence Laforêt, rue Thiers, installé à Bernay depuis 25 ans.

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C’est vrai que c’était pire il y a 5 ou 6 ans. Il y a aujourd’hui moins de friches au centre de la ville, du moins dans son artère principale, que l’église Sainte-Croix. Pourtant, la situation à Pont Ravet reste compliquée

Il l’est d’autant plus que certaines friches ne se prêtent guère au commerce. « Un petit espace est plus difficile à louer qu’un pas de porte plus grand, car il convient moins à tout type de commerce. En revanche, il reste un immeuble avec un commerce au rez-de-chaussée et des logements à louer au premier étage, mais l’accès n’est possible que par le commerce », explique Philippe Renault. Cette situation, ainsi que l’insalubrité de certaines demeures, est propre aux villes qui n’ont pas été reconstruites après la guerre.

Autre frein pouvant affecter l’occupation du seuil, le prix des loyers. De ce point de vue, certains propriétaires continuent à « exagérer », mais là encore… moins qu’avant, selon les professionnels. « Les baux ont été revus à la baisse à 4 ou 5 ans, pour mieux correspondre au prix du marché et il n’y a plus, hormis le fonds de commerce, les droits d’entrée comme il y avait dix ans », souligne Philippe Renault. On peut donc espérer que certaines friches ne le resteront pas ad vitam æternam.

On peut aussi voir sur certaines vitrines des pancartes « déjà loué » posées par certains agents immobiliers. C’est le cas au 28 rue Gaston-Folloppe, devant les Histoires de grains, une ancienne boutique de produits CBD.

Idem sur la vitrine d’un magasin de vêtements éphémère au 5, rue Auguste-Leprévost.

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Là-bas, nul doute qu’il y aura bientôt à nouveau du « turn-over ».

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