Investissements : où investir en 2023 ?

Quels seront les investissements privilégiés en 2023 ? (Crédit photo : 123RF)

Conflits, crise énergétique, inflation, hausse des taux d’intérêt… alors que l’année 2023 s’ouvre dans un contexte tumultueux, quels seront les investissements à privilégier en 2023 ?

Les actifs sans risque

Début 2023, les taux d’épargne réglementés (Livret A, LDDS, LEP, PEL, CEL) seront ajustés à la hausse en raison de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt de ces fonds. mois.

Le taux de rendement du PEL est passé de 1,00 % à 2,00 % pour les contrats ouverts depuis le 1er janvier 2023. Celui du Livret A et du LDDS sera augmenté au 1er février : le taux sera dévoilé, il est fort probable qu’il dépasse 3 %. Le taux du LEP (compte d’épargne populaire) sera également revu à la hausse. Il rapporte actuellement 4,60 % et peut augmenter jusqu’à 6,00 %. Pour rappel, le LEP est limité à 7 700 euros et réservé aux Français dont les ressources sont limitées (son ouverture est soumise à un plafond de ressources).

Les compagnies d’assurance annoncent progressivement le retour de leurs fonds en Euro pour l’année 2022. La performance moyenne est attendue autour de 1,80% et 2,00%. La hausse des taux d’intérêt affecte lentement la performance des fonds en euros, et leurs rendements moyens devraient continuer à augmenter en 2023.

Alors que les rendements des actifs sans risque augmentent, ils sont toujours bien inférieurs à l’inflation. Pour espérer un meilleur rendement, les épargnants n’auront d’autre choix que d’accepter de prendre un certain risque.

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L’immobilier

Crise sanitaire, inflation, hausse des taux d’intérêt, rénovation énergétique… après 15 ans de tendance haussière, assisterons-nous à un retournement du marché immobilier en 2023 ?

Sur le marché de l’immobilier résidentiel, la croissance des prix (+6,4% sur un an au T3 2022) cache une réalité contrastée : les prix stagnent dans les grandes villes et on observe un rattrapage dans les autres zones, notamment en province (avec +8, 1 %). Selon l’Observatoire BPCE, le taux d’emprunt moyen pourrait atteindre 3,20 % fin 2023, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur la solvabilité des ménages, qu’un allongement de la maturité ne suffirait pas à compenser. Cela pourrait peser sur la demande et les transactions pourraient chuter d’environ 10 % en 2023, entraînant une baisse des prix.

Sur le marché de l’immobilier professionnel, le rendement moyen des SCPI en 2022, selon l’Aspim, devrait se situer autour de 4,50%, stable par rapport à 2021. Malgré le contexte difficile lié à la crise sanitaire, les SCPI ont géré ern pour maintenir le cap. Durant les 9 premiers mois de l’année, la collecte a atteint un très bon niveau et a augmenté de 48% par rapport à la même période en 2021. Cependant, un léger ralentissement a été observé au troisième trimestre. Est-ce le premier signe d’un changement de tendance ? Les gérants de SCPI restent optimistes mais gèrent activement leur portefeuille pour se recentrer sur des immeubles susceptibles de s’adapter aux évolutions du marché de l’immobilier de bureaux (localisation et qualité des immeubles, critères ESG).

Les marchés financiers

Guerre en Ukraine, inflation, hausse des taux d’intérêt, crise énergétique… l’année 2022 aura été mouvementée sur les marchés financiers. Sur un an, les principaux indices boursiers ont baissé : -9,50% pour le CAC 40, -11,9% pour l’Eurostoxx, -8,78% pour le Dow Jones, -33,1% pour le Nasdaq et -9,37% pour le Nikkei.

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Les perspectives de croissance mondiale restent moroses pour l’année prochaine en raison du conflit en Ukraine, qui devrait se poursuivre, et de la hausse des taux d’intérêt des banques centrales pour faire face à l’inflation et à la crise énergétique. De nombreux experts s’accordent à dire que le potentiel de hausse des marchés boursiers en 2023 reste modeste. Cependant, certains secteurs pourraient bien tirer leur épingle du jeu.

Le secteur de la cybersécurité, qui constitue un enjeu stratégique pour les entreprises et les États, pourrait être renforcé par la multiplication des conflits dans le monde (Russie, Chine, Corée, etc.) et par la recrudescence récente des cyberattaques.

Le secteur des énergies renouvelables pourrait bénéficier de la mise en lumière de la dépendance des États européens aux énergies fossiles et de la prise de conscience de la nécessité de diversifier et d’accélérer la transition énergétique.

Le secteur de la santé, et notamment des biotechnologies, est attractif car peu dépendant de la conjoncture économique et source de croissance par ses nombreuses innovations.