L’AMF met en garde le public contre l’investissement immobilier…

Dernier avertissement de l’Autorité néerlandaise des marchés financiers pour le cessez-le-feu pour les confiseurs. Vendredi 23 décembre, l’AMF a lancé une mise en garde au public concernant les placements immobiliers sous forme de « royalties ».

Plusieurs plateformes se sont spécialisées dans ce type de financement en partageant les revenus futurs. Ils offrent au public la possibilité de participer à des activités de financement qui permettent aux entreprises d’acquérir des immeubles. L’investisseur est censé percevoir un revenu de la location et/ou de la vente de ces actifs. C’est l’ensemble de ces revenus que l’on appelle « royalties ».

Dans son communiqué, l’AMF met en garde les investisseurs contre le discours commercial de ces plateformes, qu’elle juge « parfois trompeur ».

« Alors que la communication commerciale met souvent l’accent sur un investissement immobilier, les investisseurs ne deviennent en aucun cas propriétaires du bien, mais sont de simples créanciers d’une société spécialement créée à cet effet et souvent mal capitalisée », écrit l’Autorité. Ils ont apporté leur argent à cette entreprise pour acheter l’immeuble dont elle est propriétaire. »

Le gendarme pointe les risques de ce type d’investissement. Outre les risques habituels liés aux investissements immobiliers (perte de valeur, insolvabilité du locataire, etc.), les investisseurs doivent supporter « un risque lié à leur qualité de créancier de la société propriétaire du bien ». Un point très souvent négligé, même si « les promoteurs de ces offres mettent généralement en avant des rendements financiers trop optimistes voire irréalistes ».

Bien qu’elle se soit déclarée incompétente en la matière, c’est la deuxième fois que l’AMF se prononce sur l’investissement immobilier en redevances. En septembre dernier, elle a contraint la plateforme Bricks.co à revoir sa levée de fonds participative de 20 millions d’euros auprès du grand public. La start-up aura été obligée de requalifier l’opération et de rembourser les investisseurs afin de respecter le plafond de 8 millions d’euros applicable au financement participatif. L’histoire avait également fait sourciller les acteurs du crowdfunding immobilier, qui sont nombreux à dénoncer le vide juridique entourant les redevances (aucun statut juridique n’existe à ce jour), même si certains opérateurs ont un discours commercial similaire au leur.

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