Les notaires prévoyaient une baisse du marché après la hausse…

Les notaires français sont certains d’un ralentissement du marché immobilier dans les mois à venir. Cette prévision fait suite à la difficulté d’accéder aux prêts hypothécaires en raison des restrictions bancaires et de l’inflation mondiale. Pour faire face à cette situation, les notaires proposent différentes stratégies aux investisseurs immobiliers.

En France, le marché immobilier est perçu comme un moyen de compenser l’inflation. Cependant, les résultats de décembre contredisent cette perspective. Pour les ménages français, il est devenu de plus en plus compliqué d’accéder au crédit immobilier. Une augmentation significative de l’intérêt immobilier contribue en effet aux nombreux obstacles à la levée de fonds pour l’investissement immobilier. En revanche, les notaires alertent sur un effondrement des transactions et des prix. Immonot, première plateforme immobilière pour les notaires, s’est penchée sur la question. Le site rapporte les prévisions des notaires publics ainsi que leurs avis pour répondre à la régression qui touchera le marché.

Les critères d’accession au crédit immobilier se resserrent

Sous pression de toute part, de moins en moins de ménages français sont éligibles au crédit immobilier. Sous le poids de l’inflation et de la menace mondiale de récession, les redevances journalières augmentent, limitant les perspectives d’investissement immobilier. À ce contexte mondial s’ajoute la hausse importante des taux d’intérêt des crédits immobiliers. En l’espace de 12 mois, ce taux est passé de 1 à plus de 2,5 %, hors frais d’assurance. La hausse des prix constitue un obstacle important à l’accès des particuliers au crédit immobilier.

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De plus, les dispositions établies pour protéger les créanciers et les emprunteurs représentent un autre bloc. Le premier bloc est le taux d’usure, un paramètre qui représente le plafond d’intérêt que les institutions bancaires peuvent facturer. A ce rythme, les banques sont incapables de fournir des fonds pour le risque élevé de non-remboursement. Ainsi, les ménages aux ressources limitées sont éliminés de la liste des emprunteurs potentiels. De même, des apports personnels importants et la possibilité d’un endettement à 35% sont d’autres freins aux projets immobiliers.

Une dépréciation de la valeur des biens immobiliers est à prévoir

Face à la difficulté croissante d’accéder aux crédits immobiliers, les notaires craignent une dévalorisation du marché immobilier. 71% d’entre eux s’attendent à une baisse des transactions immobilières, selon Immonot.

De plus, les prévisions du notaire sur l’évolution des prix confirment cette appréhension. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à croire que l’immobilier va perdre de sa valeur dans les deux prochains mois. En septembre, ceux qui étaient de cet avis étaient 49 %. Trois mois plus tard, leur effectif est de 54 %.

Pour faire face à cette situation, l’avis du notaire est partagé.

17% recommandent d’acheter puis de vendre, contre 81% recommandent de vendre avant d’acheter. 2% conseillent la prudence et recommandent d’attendre avant de se lancer dans un investissement.

Ce dernier conseil est encore discutable pour les primo-accédants car l’achat d’une résidence principale leur permet de se constituer un patrimoine. De plus, la baisse des prix n’est pas proportionnelle à la hausse des prix de l’immobilier. En revanche, la question des investissements locatifs est un peu plus complexe. D’autres paramètres tels que les obligations liées à la rénovation énergétique et les augmentations de tarifs sont pris en compte.

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