L’haltérophilie se féminise de plus en plus aux Carnutes à Chartres

Brigitte a été la première haltérophile à pratiquer la levée de barres et de poids au sein du département haltérophilie et puissance athlétique du club de Chartres L’Essor des Carnutes en 1995.

« Sa présence dans le sport n’était pas très bien reconnue à l’époque. Mais elle a été double championne de France en 2001 et 2002 et vice-championne du monde en 2001 », confie Philippe Letellier, vice-président de l’association Omnisports de L’Essor des Carnutes, fondée en 1969 par un commissaire de police de Chartres. Il est également entraîneur et responsable de l’haltérophilie et de l’haltérophilie.

Depuis cette pionnière de la fonte, qui enseigne désormais sa matière, le club s’est de plus en plus féminisé : « Il y a une section féminine depuis 2005. »

premium Ce que les footballeuses d’Eurele pensent de l’Euro féminin

Les membres ont entre 14 et 75 ans. L’une des athlètes, Charlotte, 37 ans, vient de terminer une séance d’entraînement :

« Je fais de la natation, du crossfit et de l’haltérophilie. Depuis deux ans, je viens ici deux fois par semaine pour des cours pour améliorer les détails et soulever de plus en plus lourd pour être plus explosif. Je suis à 40kg pour le snatch et 55kg pour le clean and jerk. »

« Je n’essaie pas d’être musclé, j’essaie d’avoir une belle harmonie corporelle », poursuit Charlotte. « Mes problèmes de dos ont disparu depuis que j’ai commencé à pratiquer cette discipline. »

Philippe Letellier, vice-champion de France de puissance athlétique en 1980 (catégorie moins de 60 kg), surveille la position du corps des élèves dans l’espace et sur la perche. Il observe avec la même attention les autres sportifs, hommes, champions nationaux… Malgré les difficultés de sa section, l’entraîneur reste motivé : « En 1995, nous n’avions plus d’adhérents. Les travaux ont été réalisés dans les locaux (200 m2) que nous possédons. Les athlètes sont revenus au fil des ans. »

À Lire  Sport à la maison : le top 6 des exercices musculaires les plus complets

Recevez par mail notre newsletter loisirs et trouvez des idées d’excursions et d’activités dans votre région.

Installé dans la ville basse, rue du Puits-Berchot, le club a investi dans des machines, notamment des presses de musculation, avec des barres parallèles plus pratiques. Achats grâce au soutien financier du Conseil Régional Centre-Val de Loire. La section haltérophilie des Carnutes comptait alors jusqu’à 125 adhérents en 2015. Mais le développement des gymnases freina sa progression et il tomba à 70 membres. Covid-19 a ramené ce nombre à 50.

Premium Pauline Guignery surprend son monde et remporte le Grand Prix 1m45 au CSO des Ecuries de Milsay

Malgré la compétition, la section s’est progressivement redressée et compte désormais près de 75 athlètes. « Mon objectif est d’atteindre les 100 licenciés », précise Philippe Letellier, fidèle au club depuis 1980. L’entrée dans sa section se fait à partir de 14 ans avec un programme spécifique pour apprendre les bons mouvements, échauffement, étirements, cardio, respiration, renforcement musculaire…

« La technique, c’est 70 % du travail »

« La technique, c’est 70 % du travail »

« Nous personnalisons le travail pour chaque pratiquant, précise le sportif expérimenté, qui accueille également les licenciés des clubs de football et de rugby. Le membre novice mais assidu peut obtenir des résultats tangibles après six mois.

« Pour les autres, on discute des programmes sur lesquels ils veulent travailler. J’apporte mon expertise. Je recommande des jours de repos et complète ta discipline avec d’autres activités : natation, course à pied… » Mais le vice-champion de France prévient :

À Lire  Muscles du cou : mastoïde et cou, comment muscler son cou sans risque ?

« La technologie représente 70 % du travail. Ne vous concentrez pas sur la puissance, les performances. Parfois, je dois freiner le zèle de certains dans leur désir de prendre beaucoup de poids, même s’ils ont du potentiel. »

Et de souligner : « Nous avons signé une charte contre le dopage. Je peux vous conseiller de prendre des protéines, mais c’est très mauvais pour les reins, donc il faut boire 2 litres d’eau par jour. Je crois toujours qu’une bonne nutrition suffit. »

S’entraîner. L’Essor des Carnutes, 10, rue du Puits-Berchot à Chartres. Tel. 02.37.34.08.22. L’adhésion annuelle coûte 145 € pour les adultes, 105 € pour les étudiants et les demandeurs d’emploi et 65 € pour les moins de 16 ans.