Loire Atlantique. Ils ont fait une bière avec… du CBD

La microbrasserie Namnèt, située dans le vignoble nantais, vient de sortir une bière au CBD, cette substance présente dans le chanvre mais non psychotrope et donc légale.

Il existe plus de 60 microbrasseries en Loire-Atlantique. Autant dire que la concurrence est féroce. Pour se démarquer, il faut miser sur l’originalité.

Depuis sa création en 2016 à La Planche (près de Nantes), Namnèt a fait de l’utilisation des plantes, fleurs, herbes, graines et autres racines sa marque de fabrique.

« Nous avons de nouveaux essais en cours avec d’autres plantes comestibles et aromatiques. Nous avons la chance d’avoir de belles serres à La Planche avec lesquelles travailler localement. On essaie de créer des liens avec d’autres métiers, par exemple il y a un agriculteur juste à côté qui cultive notre orge », explique Laurent Fleury, le fondateur.

« Le goût et l’odeur »

Et c’est avec un autre producteur local, basé à Saint-Philbert-de-Bouaine, que la microbrasserie a travaillé sur cette nouvelle création CBD. « C’est une base de bière de blé jusqu’à 5% d’alcool, dans laquelle on fait une infusion de 2,4 g/litre de CBD », explique-t-il.

« On utilise la fleur, pour vraiment avoir le goût et l’odeur », ajoute Nicolas Poirel, son employé. « Parce que sinon, il est possible de le faire avec un isolat (solide ou poudre contenant du CBD pur, ndlr), mais cela n’apporte que les effets et pas le goût, et ce n’est pas ce que nous recherchions ».

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Le CBD est le deuxième cannabinoïde le plus naturellement présent dans le cannabis, juste derrière le THC. Mais contrairement à ce dernier, il n’a aucun effet narcotique. Cependant, il serait relaxant, anti-inflammatoire et anti-dépresseur.

Doubler la capacité de production

Il n’a pas fallu longtemps à Laurent et Nicolas pour trouver le bon équilibre pour ce Rasta Far West. Deux tentatives suffiront. Parfois, il en faut beaucoup plus. « J’en ai fait 11 pour le trio ! » sourit Laurent, qui vient lui aussi de le publier, après deux ans de travail. Elle est composée de trois malts, trois houblons, et est infusée de fleur d’oranger et de fèves de cacao. « C’est complexe et il fait 10°, ça chauffe », explique l’entrepreneur, qui produit entre 900 et 1.000 litres de bière par semaine.

C’est une toute petite production. Mais à partir de l’année prochaine, nous pourrons en fabriquer deux fois plus. Le bâtiment est en réparation. Cela nous permettra d’installer une véritable ligne d’embouteillage et de réorganiser la brasserie pour gagner de la place.

Des cuves de laiterie adaptées pour la brasserie

Et donc le confort de travail. Mais l’idée est de rester dans le principe de la microbrasserie. « On ne cherche pas à devenir trop gros. Même si on doublait notre capacité de production, on y serait encore. Et puis rien ne dit qu’on va l’utiliser à fond », note le natif normand, qui travaillait déjà dans une brasserie avant de se lancer. (en plus d’être également développé dans le monde de la compétition moto, dans l’industrie, dans les bureaux d’études, etc.).

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J’ai fait beaucoup de choses, mais toujours dans la technique. Toutes ces expériences m’ont aidé à démarrer. J’ai refait toute la brasserie, j’ai installé les cuves… C’est aussi une belle diversion car c’est du matériel laitier que j’ai modifié et adapté.

Une solution intelligente et économique !

Plus d’informations sur le site : https://namnet.beer. Vente chez les cavistes et épiceries fines (liste à retrouver sur le site), ou directement à la brasserie, au 6 Les Rambaudières à La Planche (avec possibilité de visite) le vendredi de 15h à 19h et le samedi à partir de 2h. après-midi jusqu’à 19h

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