Marmande : comment la commune va-t-elle faire face à l’augmentation de 238% de son budget énergie

Par Camille Groc – c.groc@sudouest.fr Publié le 18/10/2022 à 15h59 Mis à jour le 18/10/2022 à 17h54

Éteignez les lumières, baissez le chauffage, utilisez au mieux les bâtiments. Le plan comprend des mesures à court et moyen termes pour réduire l’impact de l’augmentation sur le budget et la ville sur l’environnement.

Les factures énergétiques explosent et la planète avec elle : c’est dans ce contexte de « double crise » financière et climatique que la ville de Marmande a élaboré un plan de sobriété énergétique, qui a été voté lundi 17 octobre par le conseil municipal. De l’aveu même de Joël Hocquelet, l’impact financier de la hausse des prix du gaz et de l’électricité a poussé la majorité à « casser…

Les factures énergétiques explosent et la planète avec elle : c’est dans ce contexte de « double crise » financière et climatique que la ville de Marmande a élaboré un plan de sobriété énergétique, qui a été voté lundi 17 octobre par le conseil municipal. De l’aveu même de Joël Hocquelet, l’impact financier de la hausse des prix du gaz et de l’électricité a incité la majorité à donner un « coup de pouce » dans l’effort de réduction des consommations inscrites à leur programme.

Le surcoût, à ce jour, est de 200 000 euros mais la municipalité s’attend – sans données très fiables – à une augmentation de 100 % du prix du gaz et à une multiplication par deux voire quatre de l’électricité. Hors carburant, la hausse cumulée pourrait être de 238 %. Le plan sobriété combine des mesures immédiates, suivant les recommandations de l’Etat pour prévenir les effets de l’inflation, notamment cet hiver, mais aussi des mesures à plus long terme « pour permettre aux générations futures de vivre », a souligné le maire. Cela se traduira notamment par un plan d’investissement pluriannuel pour l’isolation thermique des bâtiments et pour faire passer la production de panneaux solaires de la vente à l’autoconsommation.

1. Économiser sur l’éclairage public

« Pas facile ni populaire », l’extinction des lumières publiques doit intervenir entre 23h30 et 23h30. et 5h30 du lundi 24 octobre viennent s’attaquer à « la plus grosse part du gâteau » de la consommation d’électricité (44%). En plus de cette coupe, le maire s’est fixé l’objectif de convertir 100 % de l’éclairage public à la LED d’ici 5 ans pour un investissement de 60 000 euros par an. 56% des points lumineux sont déjà peu utilisés. En 15 ans, leur mise en place a permis de réduire la consommation de 27% avec 9% d’éclairage public en plus. La transformation des ampoules aura également lieu dans les salles de classe (10 sur 71 en ont déjà été équipées).

2. Réduire le chauffage dans les bâtiments

En gaz, le chauffage des écoles pèse le plus lourd (41 % des 2,8 MWh utilisés). Comme dans les bureaux administratifs, la température des écoles primaires sera réduite d’un degré, soit 19°C, mais les classes maternelles, du fait de la régulation thermique spécifique des jeunes enfants, se tiendront à 21°C. Cet ajustement au thermostat produirait une réduction de 7% de la consommation.

3. Rationaliser l’utilisation des équipements sportifs

Après l’éclairage public, le chauffage et l’éclairage des équipements sportifs sont les postes les plus lourds à supporter par la Ville (21 % de l’électricité, 24 % du gaz). La température de 14°C a été choisie pour chauffer les salles de sport sauf pour certaines pratiques (arts martiaux, yoga, etc.) et 20°C pour les vestiaires. « Il faut rationaliser l’utilisation des équipements de manière pragmatique et efficace » et en concertation avec les associations, a souligné Joël Hocquelet : tirer le meilleur parti de l’utilisation des terrains, des locaux, sensibiliser les usagers. Un travail déjà commencé mais qui sera affiné par un diagnostic complet qui reste à établir.

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