Musculation et performance : un mythe à dégonfler

Vous a-t-on déjà dit de faire attention à votre apparence ? Dans le football d’aujourd’hui, beaucoup se trompent. Basé sur une croyance bien établie dans la visualisation intégrée, la musculation et la performance sont étroitement intégrées. En fait, ils ne sont pas vraiment amis. Souvent détournée par les joueurs, et rapidement analysée par les observateurs pour juger les joueurs, la musculation fait partie du football, sans que l’on en connaisse les risques ni les bénéfices.

Ces derniers temps, on retrouvait des joueurs grands et pas en forme quand les entraînements reprenaient début juillet, après des tronçonneuses pour certains et des mojitos pour d’autres, au cours du mois. Mais le football a changé. Cette année, on a eu droit aux changements physiques de Pedri et Maxence Caqueret, qui sont revenus pleins d’air de leurs vacances d’été, ou de Kylian Mbappé qui a un peu fondu. Dans la spéculation commune, les leçons sont vite tirées sur ces épreuves, notamment sur KM7 qui devrait être rapide, mais faible en duels. « Ce n’est pas vrai, balaie Xavier Frezza, le préparateur physique des meilleurs athlètes européens. Il suffit de regarder la forme des athlètes. Ils sont très forts et ont des muscles utiles. »

La perte de Kylian Mbappé est claire. Son ancienne taille à gauche et son nouveau poids à droite, il gagnera en vitesse et sera encore plus félin. Le duel de niveau sera moins touché, restera visible s’il est volontaire au redémarrage. pic.twitter.com/n2ctDrDDA4

Le préparateur physique de l’équipe de France championne du monde en 2018 et du Real Madrid sous Zizou en 2019, Grégory Dupont demande à revenir en arrière : «  Il faut analyser les muscles et la graisse. Si le joueur perd beaucoup de graisse, il le fera. meilleur dans les sprints et dans la capacité à se répéter, comme les marathoniens. S’il perd du muscle, on ne peut pas dire qu’il fera mieux, car le muscle est important. »

Mohamed Salah tombe du fil

Mohamed Salah tombe du fil

Ces raccourcis entre musculation et performance soulèvent un mythe ou une question plus profonde que cela. « Obtenir la majorité n’est pas l’ami d’un footballeur, prévient Xavier Frezza. Certains qui vont en Angleterre, gagnent 3-4 kilos de muscle, mais je ne les vois pas mieux que ça. Prendre de la masse pour prendre de la masse n’est pas amusant, sauf dans certains cas où la carence est remarquée. Mais pas depuis pour en faire un bodybuilder. Le niveau d’observation que pointe également Grégory Dupont, qui a fondé Felis, la société avec laquelle il travaille en tant qu’entraîneur du RC Strasbourg : «  La vie est importante dans le football, et si le joueur grandit trop, cela s’appelle l’hypertrophie. les jambes ou le haut du corps, ce sera inefficace. C’est ça l’équilibre à gagner. « Maison des muscles, oui, mais pas comme ça.

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« Prendre de la masse pour prendre de la masse n’a pas d’intérêt, sauf dans certains cas où la carence est clairement perceptible. Mais pas à partir de là pour faire un bodybuilder. » Xavier Frezza, préparateur physique

Dans ce cas, la chirurgie se fait au cas par cas, en fonction du joueur et de ses objectifs. « Au sommet, ça se joue sur l’explosion, sur l’appui qui fait gagner le dixième de seconde pour changer de direction, assure Frezza. Avec Alexis Claude-Maurice, on a beaucoup travaillé là-dessus. jambes, donc cet été on a fait de la proprioception. «  Si le joueur marche dans la compétition, on lui donnera un programme qui lui permettra d’améliorer sa plus grande force ou sa force explosive » ajoute Grégory Dupont. Toujours pas une question de muscle, en court.

Malgré cet avis, il est difficile de changer les conseils reçus, ce qui est difficile même chez les stars du football. Lors de la saison 2019-2020, on a remarqué le surdéveloppement musculaire de Mohamed Salah… et pourtant c’était la même chose qu’une baisse de performance. On a vu Pharaon changé, fin et musclé dans le haut du corps, sans que son soutien soit aussi efficace que la saison dernière.

« J’ai l’habitude d’aller à la gym, je ne me sens pas bien si je n’y vais pas et j’ai l’impression que cela affecte ma personnalité. » Jeffrey Quarshie, muscleman du Mans

La force de l’habitude

La force de l'habitude

Jeffrey Quarshie a également eu cette expérience. Nouveau venu au Mans, il a réalisé sa meilleure année en National la saison dernière à 31 ans avec 10 buts sous les couleurs de Bourg-en-Bresse. Ce qui a frappé les téléspectateurs, c’est la puissance qui avait été libérée par l’attaquant. Cependant, sa carrière alliant football et musculation touche à sa fin. « Quand j’étais jeune, je ne connaissais pas vraiment mon corps et personne ne me suivait tous les jours. J’ai grandi mon corps, j’ai tellement grandi et j’avais peur de me sentir bien sur le terrain », se souvient le joueur d’1,80 m, qui pèse 78 kg et n’a que 8 % de graisse corporelle. Le «juste milieu» longtemps recherché, l’a enfin trouvé. Mais pour y arriver, il a parfois dû aller à l’encontre de l’avis de ses entraîneurs : « J’ai l’habitude d’aller à la salle de sport, je ne me sens pas bien si je n’y vais pas et j’ai l’impression que ça joue avec mon mental. . A Bourg-en-Bresse, les préparateurs physiques avaient remarqué que j’étais fatigué. Avec les sections que nous avons faites, ils m’ont dit que je ne pouvais pas combiner le football avec la musculation. J’y suis allé en cachette, parce que mentalement, je ne pouvais pas m’arrêter, raconte Manceau. Finalement, ils ont vu que ça avait changé et que je faisais mieux dans les matches. Aussi, depuis le début de ma carrière, je n’ai jamais eu de blessure. »

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?????????? Jeffrey #Quarshie a eu une année folle pour nous jusqu’à présent ! En espérant que ça dure jusqu’en mai C’est son objectif pour les derniers matchs du @NationalFFF et son e de la saison ! #TeamBressan pic.twitter.com/88JdXHFJOv

Si le colosse ressuscite son travail sans pépins physiques, c’est parce qu’il connaît les dangers de la musculation. Dans ce cas, c’est en fait l’épée de Damoclès sur les joueurs qui sont aveuglés par de nombreux accès sans véritable plan ni mesure. Le phénomène que Grégory Dupont tente d’expliquer : « Certains ont l’habitude, ils ont des habitudes de travail en salle, et ça les renforce. Il y a des sportifs qui ne veulent pas s’arrêter et veulent quand même développer leurs muscles, ce qui est néfaste, dit l’ancien vrai entraîneur. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, on insiste aussi beaucoup sur la prévention des blessures. On recherche un équilibre agoniste-antagoniste : l’équilibre entre les quadriceps et les ischio-jambiers, entre le haut du corps et le haut du corps. ou même la jambe droite et la jambe gauche. »

« Certains embauchent des amis comme entraîneurs personnels. Mais il faut s’entourer de personnes capables d’équilibrer le travail, pas de mecs qui voudront faire des choses choquantes et les poster sur les réseaux sociaux. » Grégory Dupont, consultant au RC Strasbourg

Salut les musclés

Salut les musclés

La prévention des blessures se fait également en amont de la saison, accompagnée d’entraîneurs personnels avant de reprendre l’entraînement. « C’est une très bonne chose, estime Grégory Dupont. Si le joueur peut réduire la perte de muscles pendant les vacances et aussi se préparer à assumer cette responsabilité qui l’attend, c’est compréhensible. » La préparation du corps se poursuit tout au long de l’année, les La faute au manque de préparateurs physiques (un ou deux) pour le staff des joueurs 30, rendant impossible l’organisation de plans individuels en équipe. Les plus prudents sont alors obligés de combler cette lacune ailleurs. Et là encore, une grosse menace : «  J’entends tout quand d’autres joueurs m’expliquent ce qu’ils ont vécu avec les préparateurs physiques. Certains se font des amis dans ce travail. Mais il faut s’entourer de gens qui peuvent équilibrer le travail, pas de mecs qui va vouloir impressionner le joueur ou faire des choses choquantes et les poster sur les réseaux sociaux  », s’inquiète Grégory Dupont. «  Charlots, partout  », soupire Xavier Frezza, qui sent la réticence des clubs à laisser leur staff entre d’autres mains. Dupont conclut :  » Les joueurs doivent être informés de l’importance de choisir des préparateurs physiques ayant une expérience sportive. « C’est un mythe que la musculation ne veut rien dire.

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