Pamier. La Cavalerie : un nouveau projet immobilier commercial rénové

l’essentiel

La SARL AB 09 avait déposé une demande de permis de construire pour un local commercial d’une surface de vente de 748 m2 dans le quartier de la Cavalerie. Lidwine Bicheyre ne désarme pas et présentera un nouveau dossier.

 » Absence d’éléments permettant d’apprécier l’intérêt du maître d’ouvrage à contribuer au maintien ou à la revitalisation du tissu commercial en centre-ville ; inadéquation du projet avec les orientations locales d’aménagement urbain (ORT, action Cœur de ville ) ; artificialisation du territoire ; absence d’éléments liés à l’intégration paysagère et à l’utilisation des matériaux », la Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) n’a pas été clémente envers la SARL AB 09 et sa gérante, Lidwine Bicheyre.

Dès 300 m 2 de surface, les autorisations sont obligatoires

Dès 300 m 2 de surface, les autorisations sont obligatoires

Le président de l’association des commerçants Portes de Pamiers et propriétaire de la société Abribat espérait réaliser une opération immobilière commerciale. Il avait également déposé un projet de permis de construire à cet effet au service de l’urbanisme de la ville. Projet situé sur un terrain dans le quartier de la Cavalerie et sur lequel le chef d’entreprise envisage de construire un local commercial de 748 m2 de surface de vente. Le tout étant divisé en quatre cellules.

Mais les règles du développement des affaires ne sont plus les mêmes qu’il y a dix, quinze ou même vingt ans. « Aujourd’hui, se souvient Frédérique Thiennot, la maire de Pamiers et qui siégeait mardi à la CDAC, toute surface de plus de 300 m2 doit passer au Scot (Schéma de Cohérence Territoriale) ». Dans le cas précis, la demande de la SARL AB 09 a été transmise à la CDAC où les débats n’ont pas traîné en longueur. Sur les neuf membres présents, huit ont voté contre.

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« Aujourd’hui, rappelle le premier maire de la ville, il faut trouver un équilibre entre le centre-ville et la périphérie. Dans le cadre de la revitalisation du cœur de ville, l’État apporte un soutien financier important. On ne peut pas à la fois . Ramener des commerces au centre-ville et accepter l’ouverture d’autres à l’extérieur qui viennent les concurrencer directement.

Un autre argument a emporté la décision de la CDAC : il y a encore trop de terrains et ils contribuent à l’expansion du foncier. « Mais cela ne veut pas dire, prévient d’emblée Frédérique Thiennot, que l’acquisition d’une friche où sont construites des cellules commerciales aurait plus de chance de succès ».

Pendant ce temps, Lidwine Bicheyre n’a aucune envie de baisser les bras. Si elle explique ne pas vouloir présenter de recours informel et ou de recours auprès de la Commission nationale de développement commercial (CNAC), la chef d’entreprise reste combative. « Je ne suis pas procédurale, donc nous allons revoir notre projet de A à Z avec l’architecte », soumet-elle et indique qu’elle présentera un nouveau permis de construire à la municipalité, en fin d’année, qui devra être répondre point par point aux doléances soulevées par la CDAC.

« Certains points proposés dans la décision de la CDAC de rejeter le projet ne me paraissent pas logiques », estime Lidwine Bicheyre. « Nous sommes dans une zone commerciale et rien ne nous empêche d’implanter de nouveaux locaux » plaide-t-elle convaincue que le nouveau planning saura convaincre les membres de la commission départementale de développement commercial.

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Pour le moment, le projet, dont l’investissement est estimé à un million d’euros, reste au point mort.

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