Paumier, premier producteur de succulentes en France, veut acquérir des particuliers

Cactus, succulentes, euphorbes… Chaque année, 500 000 succulentes sortent de la serre du petit village de Méré (Yvelines), 1 600 habitants, pour être distribuées dans une jardinerie française. A la tête de cette production, l’entreprise familiale Paumier, créée en 1936, est aujourd’hui le premier fournisseur de succulentes en France. Jusqu’à présent réservées aux professionnels du secteur, la serre de 4 000 m2 et 8 hectares de terrain ont ouvert leurs portes aux particuliers : « Dès le 1er septembre, 4 jours sur 7, nous proposerons de la vente directe, depuis nos locaux des Yvelines » explique Eugénie Paumier, chef de l’entreprise et arrière-petit-fils de son fondateur.

Ventes sur place et à distance

Ventes sur place et à distance

Pour cette activité secondaire, l’entreprise mise sur la simplicité : il n’y a pas de boutiques dédiées à la vente directe, les futurs clients déambuleront dans la serre elle-même. « Nous avons fait un test avant l’été, où nous n’étions ouverts que le samedi. Ce qui plaît vraiment aux particuliers, souvent ravis, c’est de venir dans la serre, de discuter avec nous, et d’y aller avec les plantes qu’ils aiment. » dit le directeur.

Une équipe de 8 salariés – et 12 en haute saison, de mars à juillet – assurera le conseil et la vente elle-même. Le recrutement est toujours prévu à partir de septembre : « Nous avons prévu ce recrutement, qui va nous soulager des tâches administratives », plaide Eugénie Paumier. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans les Yvelines, l’entreprise continue d’investir dans des sites de vente en ligne, ainsi que dans des prestataires de marketing digital.

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Deux années difficiles

Deux années difficiles

Paumier ne voit pas cette ouverture aux particuliers comme une concurrence directe avec ses clients historiques : « Nous ne serons pas beaucoup moins chers qu’un centre de parc, pas de concurrence déloyale, explique le chef d’entreprise. Le producteur voit cependant sa nouvelle activité comme une revanche. pendant deux ans de crise, une santé très difficile : « De mars à mi-mai 2020, nous n’avons pas pu faire tourner notre production, et contrairement à d’autres constructeurs étrangers, nous ne l’avons pas eu. Infrarouges ou engrais survoltés pour rattraper… Du coup, on a moins de stock, et la jardinerie privilégie les importations » regrette Eugénie Paumier, qui prévoit une baisse de 10 % du chiffre d’affaires entre 2020 et 2021.

L’entreprise familiale entend garder le BtoB comme cible première, mais voit dans la vente directe un nouveau potentiel de développement, en phase avec les valeurs de la maison. « Nous pourrions exporter, mais notre volonté est d’être plus proche de nos clients finaux, résume le dirigeant. La preuve : en parallèle de la vente aux particuliers, Paumier prévoit déjà un atelier jardinage pour ses nouveaux clients.

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