Prix ​​de supermarché : « L’agriculteur n’a plus à tout supporter », assure un éleveur laitier de Dordogne

« C’est loin de ce qu’il faut », estime Pierre Veyssi, président de la Fédération laitière de Dordogne. Mardi, les supermarchés et leurs fournisseurs ont clôturé leurs négociations annuelles sur les prix. Selon les premiers chiffres annoncés, les supermarchés acceptent en moyenne une hausse des prix de 3 à 4 %, pour compenser l’augmentation du coût des matières premières. Un geste très « insuffisant » pour Pierre Veyssi, qui était l’invité de France Bleu Périgord ce mercredi. Selon lui, les coûts des producteurs de lait ont augmenté de 30 %. Le prix du carburant a « doublé », tandis que celui des protéines et le coût des engrais ont « triplé ».

Une hausse annoncée de 3% à 4% en moyenne pour les fournisseurs

Une hausse annoncée de 3% à 4% en moyenne pour les fournisseurs

« Cela fait trente ans que je vends mon lait au même prix », raconte le laitier de Beaumont du Périgord. « On habitue le consommateur aux promotions et toute la marge est captée par la grande distribution, poursuit-il. Ce n’est plus à l’agriculture de supporter ces prix bas pour le consommateur. » La loi Egalim 2 récemment votée devrait assurer un revenu décent aux agriculteurs, mais selon Pierre Veyssi elle n’est pas assez contraignante.

La crainte de pénurie à cause de la guerre en Ukraine

La crainte de pénurie à cause de la guerre en Ukraine

Les éleveurs laitiers de Dordogne sont également inquiets à plus long terme, en raison des conséquences de la guerre en Ukraine. « On pense qu’il faut se débarrasser de beaucoup de produits pour gérer nos exploitations, l’Ukraine est un gros fournisseur d’engrais », explique Pierre Veyssi. Pendant ce temps, les éleveurs laitiers de Dordogne entendent poursuivre leurs manifestations dans les supermarchés, pour dénoncer les prix payés par la grande distribution.

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