Quelles plantes sont les plus résistantes à la sécheresse ? Comment économiser l’eau ? A Nantes, « la folie des

170 exposants se sont réunis au Parc du Grand-Blottereau à Nantes tout le week-end pour la 35e Folie des Plantes. Au programme : artisanat d’art, marché solidaire et réchauffement climatique. Un rendez-vous incontournable pour les amoureux des plantes.

Pépinières, collecteurs, associations horticoles locales. 170 exposants étaient réunis à Nantes ce week-end.

Lancée il y a 35 ans par les jardiniers de la ville, « La Folie des Plantes » est devenue un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux des plantes et du jardinage et l’une des plus importantes expositions-ventes de plantes de France : 40 000 visiteurs se rendent chaque année au parc du Grand-Blottereau.

40 000 visiteurs parcourent chaque allée du parc du Grand Blottereau.

© Elodie Soulard/France 3 Pays de la Loire

Ce week-end dédié aux plantes est l’occasion de redécouvrir et de se promener au milieu du Parc de 25 hectares, baptisé « Eco Jardin » depuis 2013.

Présentation officielle de La Folie des Plantes dans le parc du Grand Blottereau @nantesfr. Rencontre tout le week-end avec 40 adhérents des Ecossolies. Agriculture paysanne, transformation artisanale, réemploi, conscience écologique : découvrez l’économie sociale et solidaire locale ! pic.twitter.com/Y9hnPLgaAW

Cette année, plus que jamais, la sécheresse et les fortes vagues de chaleur nous ont rappelé l’importance d’économiser les ressources en eau. Les jardiniers du potager du Grand-Blottereau partagent donc des conseils pratiques pour réduire la consommation d’eau potable au jardin : choix des plantes, protection des sols, récupération de l’eau et techniques d’arrosage.

Toutes les alternatives sont étudiées dans le jardin expérimental du Grand Blottereau. « Le but ici est de faire des tests pour pouvoir pousser sans trop arroser », explique Magali Rouillard, jardinière à la ville de Nantes.

À Lire  Entretien de l'orchidée : comment la faire vivre longtemps ?

« Pour cela nous avons plusieurs bacs avec des tests différents. Il y en a un où on va arroser manuellement. Tout est mesuré, tout est contrôlé. On sait exactement combien de litres on utilise. Il y en a un autre où on a enterré la céramique et enfin on a goutte à goutte arrosage, doux et régulier. Arrosez ça coule deux, trois heures par jour, parfois tous les deux ou trois jours selon la météo. On plante toutes les plantes au même endroit et on regarde comment elles poussent. »

A la fin, les légumes récoltés sont pesés et le nombre de litres d’eau utilisés pour la culture est calculé au millilitre près. « Pour que le public puisse voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. »

Sous les feuilles du potager, Magali pointe du doigt les oyas. C’est la technique la plus économique. « Ce sont des contenants qui ont une porosité faite de manière à ce que l’eau puisse s’écouler tranquillement. Il suffit de les enfouir dans le sol. Les racines peuvent ainsi pomper l’eau à la vitesse qui leur convient. C’est vraiment très important. Nous les avons achetées d’un potier, mais possible de le faire soi-même. »

40 000 visiteurs parcourent chaque allée du parc du Grand Blottereau.

© Elodie Soulard/France 3 Pays de la Loire

Laurence, une passante s’arrête pour en savoir plus. « Je viens d’en acheter un ». « Il faut les mettre au milieu de la zone cultivée et les immerger au maximum. Les enterrer limitera l’action des rayons du soleil, et l’eau ne s’évapore probablement pas. Ainsi, seules les plantes puiseront. » Magali lui explique.

À Lire  Comment les chiens marquent-ils leur territoire ?

« On les ferme avec un bouchon pour que les insectes ne se noient pas. On les remplit dès qu’ils sont vides, et on s’aperçoit que les racines collent au récipient », précise le jardinier. « On le voit là avec la patate douce ». Magali montre les végétaux qui se dévoilent à la surface. « C’est une partie immergée de l’iceberg, en dessous nous avons un spécimen qui doit faire 4-5 kilos ! »

Laisser un commentaire