Qui est ce groupe de médecins derrière la grève ?

Un cabinet médical est fermé en raison d’une grève des médecins le 29 décembre 2014 à Lille.

Après la SNCF, qui a vu des milliers de cadres en grève pour Noël, il est temps que la médecine générique ait son propre groupe en ligne. La dernière, baptisée « Médecins de demain », a été fondée à la fin de l’été sur Facebook par quelques médecins ordinaires qui s’indignent de la dégradation du standard de l’exercice de la médecine dans la ville.

« On ne peut plus continuer, on travaille comme des fous, 55 heures par semaine en moyenne », prévient auprès de TF1, Céline Bretelle, médecin généraliste et porte-parole pour l’Île-de-France du groupe. Nous n’avons aucun moyen et nous ne pourrons pas prendre en charge les patients dans ces conditions. » En quatre mois, le groupe, qui se dit « non aligné et politique », a réuni environ 20 000 membres, médecins et professionnels. ( pédiatres, rhumatologues, dermatologues, endocrinologues, etc.).

Créer un « choc d’attractivité »

Leur principale revendication est une augmentation du prix de la consultation (de 25 à 50 euros), tous professionnels confondus – un tarif supporté par 2 salariés agréés, qui sont déjà en mesure de rémunérer davantage leurs entretiens – dans le but de créer un « renouveau de beauté « A la médecine de la ville qui a besoin de beaucoup de travailleurs, qui a souffert des tâches administratives et qui n’attire plus les jeunes. Les associations de médecins s’inquiètent également de leur liberté d’établir un établissement, remise en cause par les projets de lois sur la désertion, et craignent que d’autres soignants soient autorisés à prescrire, y compris les infirmières en pratique avancée (APN).

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Forts de cette base dévouée, rejoints par des gens ordinaires nourris, les « Médecins de demain » ont signé la première révolution début décembre en appelant à une grève des médecins libéraux qui s’est traduite par une réduction de 30 % du travail. selon l’assurance maladie. Le groupe a rejoint dans sa cause de nombreux syndicats soucieux de ne pas s’isoler, comme l’UFML et la FMF, qui lui ont même offert une place à la table des négociations avec « Sécu ».

« On a des jeunes qui mettent dix ans à se former, dix ans à vivre, ce métier a été rendu très impopulaire. Et on a déjà un métier où les gens ont 55 ans en moyenne et ceux qui arrivent au bout de leur formation. n’est pas remplacé », confirme Jérôme Marty, président du syndicat UFML. En revanche, les principales organisations (MG France, CSMF, Avenir Spé) considèrent que les discussions ouvertes cet automne ont produit des « avancées » et n’ont pas exigé la fermeture des cabinets pendant les jours de repos. Le ministre de la Santé, François Braun, a salué leur « responsabilité », compte tenu du « caractère critique » de l’urgence hospitalière.

« L’ultime cri d’alarme »

L’appel des autorités à un « sacré rendez-vous » des professionnels de santé, dans l’espoir de « soulager » les hôpitaux débordés par la « triple épidémie » de Covid, bronchiolite et grippe, n’a pas fait « Des médecins pour demain ». La nouvelle grève a commencé le 26 décembre et a été prolongée jusqu’au 8 janvier. « C’est le dernier cri des médecins libéraux face à l’effondrement du système de santé dans son ensemble », expliquait Noëlle Cariclet, psychiatre en région Ile-de-France et porte-parole de l’équipe, le 26 décembre à franceinfo. , sont frustrés que les médecins soient « obligés de fermer leurs cabinets pour se faire entendre ».

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« Malheureusement, le gouvernement n’a pas fait attention à nous même dans cette première semaine de grève. Au contraire, nous avons été injustement interpellés par notre ministre », a justifié ce groupe dans un communiqué. Christelle Audigier, médecin généraliste à Lyon et fondatrice de « Médecins pour demain », prédit que l’incitation « va un peu diminuer, mais peu importe tout va bien », tout en prévoyant de se rendre à l’exposition nationale prévue à Paris le 5 janvier à 13h, de la Place du Panthéon au Ministère de la Santé.

« Il me semble que c’est un très mauvais moment pour ne pas répondre aux besoins de santé des gens », a pour lui fait valoir la directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, Amélie Verdier. certains ARS, pourront demander aux agresseurs de confirmer les gardes de nuit et de week-end. Le calendrier choisi par les attaquants n’est pas aléatoire. Cette décision intervient à un moment important, entre les négociations entre les représentants des syndicats et l’Assurance maladie sur le futur accord médical – qui instaure une relation de cinq ans entre l’Assurance maladie et les médecins, notamment le prix des négociations.