Rai, Manuel espère récolter une plate-forme dans le championnat …

En quatre ans de force athlétique, Manuel Waschinger est passé de débutant à force de la nature. Dans la société laïque du Rai (Orne), il prépare les championnats de France.

Son sport ? force athlétique. Il le dit avec plaisir, il le pratique avec passion. Trois fois par semaine, c’est-à-dire Huit heures passées en salle chaque semaine, Manuel Waschinger revoit ses classiques dans l’association laïque du Rai (Orne), dans une salle de sport pleine de fonte et de machines en tous genres.

Attention à ne pas vous tromper, force athlétique ne veut pas dire musculation. Dans ce sport, également connu sous le nom de powerlifting dans sa traduction anglaise, nous nous concentrons sur trois mouvements. Le squat, le soulevé de terre et le développé couché. Le but est simple, soulever la barre la plus lourde possible.

Manuel Waschinger a découvert ce sport à l’âge de 40 ans, lorsque certains de ses collègues l’ont amené à la salle de sport. Et il y a le coup de foudre. « Dès le début, j’étais accro et depuis je n’ai pas arrêté. Ce que j’aime dans ce sport, c’est de vous voir progresser tout le temps », a-t-il déclaré.

Objectif championnat de France

Aujourd’hui, il a 44 ans et affiche clairement ses ambitions dans sa catégorie. En moins de 105kg et en Master 1 (catégorie de 40 à 49 ans), Manuel se fait petit à petit sa place. L’an dernier, la 4e place l’avait empêché de goûter au podium. Pourtant, cette année, la revanche semble être un objectif clair et assumé pour ce dernier.

« La prochaine échéance sera le 28 janvier, où j’essaierai de me qualifier pour les championnats de France, qui auront lieu à Toulon en juin. Mon objectif principal est de terminer sur le podium en juin. »

Pour se qualifier, pas le choix, il faut porter 560kg cumulés sur les trois coups pour se qualifier. Evidemment pour Manuel qui a atteint les 600kg aux derniers championnats de France, en juin dernier. Avec 230kg au soulevé de terre, 160 au développé couché et 210 au squat, le powerlifter a battu son ancien record de 40 kg, une progression non négligeable.

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Mon objectif principal est de terminer sur le podium en juin.

« Aujourd’hui c’est mordu, voire un peu collé sur les bords », ironise Bernard Geffroy, président de l’amitié laïque de la Rai. « Il s’entraîne huit heures par semaine. C’est un sport qui demande beaucoup de régularité. Vous vous entraînez beaucoup pour très peu de gains. »

Désormais dans la quarantaine, Manuel aurait aimé découvrir ce sport un peu plus tôt. « Il y a beaucoup de choses que nous aurions aimé commencer avant », rit le powerlifter. « Après ça, je n’aurais peut-être pas eu autant de plaisir aujourd’hui si j’avais commencé plus tôt. »

Un quotidien entre sport et travail

La formation est la clé du succès en dynamophilie. Cependant, le sport est encore très peu professionnel et Manuel combine sa formation avec sa profession.

Entre son travail de dessinateur industriel à la Société d’Enseignes Publicité Métallerie Agencements (Sepma) et ses trois sessions de formation de deux heures et demie par semaine, le quotidien de Manuel est très chargé. Malgré ce quotidien assez chargé, Manuel continue de s’amuser à chaque fois qu’il vient à la salle de sport.

« Ce que nous recherchons, c’est le plaisir de nous surpasser. Je vois des gars qui s’entraînent depuis dix ans et qui s’améliorent encore. C’est ce qui me fait aimer ce sport. Nous nous fixons des objectifs et nous devons les atteindre. »

De plus, performance rime aussi avec nourriture. Afin de subvenir à ses besoins caloriques et protéiques, Manuel doit prendre des compléments alimentaires.

A ne pas confondre avec les produits dopants. Les compétitions sont très réglementées à ce sujet et des tests sont organisés régulièrement malgré l’aspect amateur du sport. « Vous devez toujours faire attention à l’endroit où vous achetez vos produits et à ce qu’ils contiennent. Certaines marques vendent leurs produits avec des substances dites dopantes, et il faut faire très attention à cela », a-t-il expliqué.

« La force athlétique, on en parle pas assez »

Le powerlifting, alias powerlifting, n’est pas encore très populaire en France. Cependant, plus les années passent, plus les sponsors s’y intéressent et de plus en plus d’athlètes commencent à signer des partenariats avec des sponsors. « Je pense qu’on ne parle pas assez de ce sport », a déclaré Manuel Waschinger. « Les gens sont bienveillants, on s’entraide, on se donne des conseils quel que soit le niveau de chacun », énumère-t-il au sujet des valeurs véhiculées par son sport. Se dépasser, aller plus loin que ses limites, sont les mots d’ordre de Manuel et Bernard, le président de l’association. « Si vous voulez voir à quoi vous attendre, vous devez venir essayer », encourage Manuel. « Pour les débutants intéressés par la force athlétique, il faut se rendre sur le site de la Fédération française de force (FForce), ils verront les salles les plus proches de chez eux qui disposent de matériel et pourront accéder à toutes les informations nécessaires avant de se lancer. » .

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Pour s’aider dans sa quête de performance, Manuel s’est aussi offert les services d’un coach, expert en la matière et diplômé d’état qui organise ses séances et le corrige, à distance, sur un aspect technique des mouvements.

Pour cela, Manuel se filme dans chaque série pour avoir les conseils de son coach et donc, pouvoir organiser tranquillement sa préparation avant les compétitions.

Une manière de renforcer la persévérance naturelle de cet athlète passionné par son sport. « La base de ce sport, c’est la fréquentation », confirme Manuel Waschinger.

Ce colosse de plus de 100kg de muscle espère donc avoir une place sur le podium des championnats de France à Toulon en juin prochain. Un objectif qui n’a jamais été aussi proche de ses mains pour celui qui, à 44 ans, continue d’avancer. Avec son corps énorme, Manuel accueillera tous ceux qui veulent découvrir ce sport, que ce soit Rai ou ailleurs.

Pour en savoir plus sur la force athlétique, visitez le site Web de FForce. https://www.ffforce.fr/

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