Rouvrir ou pas aux touristes : la valse hésitante du Japon

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Il y a 45 minutes, vient d’être mis à jour

Sur les îles, il fait encore chaud et froid cet automne. A tel point que certains s’inquiètent déjà de ce que pourrait prendre le nouveau visage du tourisme dans le pays.

Merde, échoue encore. Une fois de plus, les experts de « l’hospitalité » (voyage, hôtel, restaurant) qui « vendent une destination au Japon » étaient sur les lèvres de Fumi Kishida mercredi dernier. Le Premier ministre japonais devait annoncer l’accélération de la réouverture des frontières lors d’une conférence de presse. Encore un pétard mouillé : il n’a annoncé que la réalisation du test PCR dans le pays de départ. Toutes les autres restrictions à l’arrivée de visiteurs étrangers restent en vigueur.

Fumio Kishida a évoqué une prochaine augmentation du plafond d’arrivées, fixé à 20 000 entrées aujourd’hui, mais sans préciser de date ni de périmètre. « C’est épuisant. Non seulement ça s’ouvre mesure par mesure, mais il faut aussi compter avec les rumeurs de mesures ! », déplore Thierry Maincent, président de Vivre le Japon, spécialiste des séjours au pays du soleil levant.

Si la famille souhaite passer la nuit dans un hôtel, elle doit prévoir une chambre pour le guide. Cela double tous les frais d’hébergement. Et qui veut voyager comme ça aujourd’hui ?

Le Japon a fermé ses frontières en 2020 pour contenir l’épidémie de Covid-19. C’est bien avancé dans leur réouverture, mais pas si mesurée, et d’une manière si ambiguë, voire trompeuse, qu’elle est aussi irritante qu’elle est porteuse d’espoir. Début mai, Fumio Kishida a annoncé la réouverture aux touristes internationaux, promettant un mode d’entrée « similaire aux autres pays du G7 » à partir de juin. Un mois plus tard, première déception : seuls les groupes de touristes sont autorisés, en excursion organisée par une agence agréée, dûment accompagnés d’un guide.

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Une nouvelle inquiétude surgit chez les voyagistes en charge de la destination Japon : quelles seront les conditions de l’inévitable « réouverture » des frontières ? Le Japon post-pandémique sera-t-il accueillant ? Un dirigeant d’une compagnie aérienne confie par exemple qu’il craint que le Japon ne mette fin aux exemptions de visa pour les touristes étrangers. Jusqu’à l’arrivée du Covid-19, l’archipel leur a toujours été très hospitalier. Afin de les attirer, déjà en 1951, dans son « règlement fondamental d’immigration », il prévoyait d’exempter les citoyens d’un nombre croissant de nations de visas pour de courts séjours.

Jusqu’à la pandémie, le Japon exemptait 68 pays (dont la France) de visas touristiques. Elle vient cependant de lancer la mise en place d’un « e-Visa » pour les courts séjours, qui coûte environ 3 000 yens. le progrès? La moitié : si le visa est « numérique », des frais devront être payés pour sa demande… En personne, au consulat du Japon et en espèces ! Surtout, ce « progrès » finira par se transformer en revers si le « e-Visa » payant est conservé après la réouverture des frontières, puisqu’il remplacera la traditionnelle dispense de visa, effectivement gratuite et immédiate. « Jusqu’à présent, rien n’indique qu’ils aient pris une telle décision », calme un expert du JNTO, l’office de tourisme japonais. Le cas suivant.

La fin de l’exemption de visa ?

La fin de l'exemption de visa ?

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