Saint-Just-en-Chaussée : Grégory Chauplannaz, vendeur CBD…

« Avez-vous vu la bonne nouvelle ? On a gagné ! » Ce mardi 3 janvier, Grégory Chauplannaz, 40 ans, ne manque pas d’interpeller le client qui pousse la porte de sa boutique de la rue de Paris. Ce dernier vient acheter du CBD. Grégory se sait rassuré en vendant quelque chose. La menace qui planait sur cette activité depuis un an vient d’être balayée.Le Conseil d’État a abrogé l’arrêté du 30 décembre 2021 visant à interdire la vente de fleurs de chanvre et de feuilles de chanvre brut, autrement dit CBD (ou cannabidiol), et depuis 2021 Grégory Chauplannaz a fait de ce produit son métier, ouvrant quatre magasins en 12 mois, dont un à Saint-Just-en-Chaussée.

Une voie était ouverte

« Avant de venir au QCA, j’ai loué des structures gonflables puis ouvert un parc à Saint-Just-en-Chaussée qui a dû fermer en septembre dernier. Mais en 2020, pendant le confinement, je me suis intéressé au CBD. J’ai réalisé que l’arrêt « Kanavape » de la Cour européenne de justice était erroné. Il a légalisé le CBD en France. Un chemin était ouvert et je me suis dit : c’est là que je vais ! », se souvient Grégory Chauplannaz. Début 2021, il ouvre sa première boutique à Breteuil : « A l’époque, le chanvre venait de Suisse car les agriculteurs français n’avaient pas le droit de vendre leurs fleurs de CBD. J’ai trouvé mon premier fournisseur grâce à des contacts.

En juillet, il ouvre sa boutique à Saint-Just-en-Chaussée.

Il rejoint l’UPCBD, un syndicat

Conscient que le commerce du CBD peine toujours à trouver toutes ses enseignes légales, le quadragénaire a rejoint l’UPCBD (syndicat professionnel du CBD), « un syndicat qui regroupe environ 400 commerces en France », en août Gregory. Puis, toujours en 2021, il ouvre une boutique à Montdidier (Somme) en octobre et une dernière à Bresles en novembre.

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Mais le ciel s’assombrit le 30 décembre suivant. « Un décret est pris pour interdire la vente de fleurs et de feuilles de chanvre brut. Le lendemain, l’UCCBD est intervenue devant le Conseil d’État, estimant ce décret illégal et discriminatoire », poursuit le vendeur. « Quelques semaines plus tard, le décret sera suspendu. Et depuis, nous attendons la réponse », ajoute-t-il.

Pas d’effet psychotrope, ni dépendance

Celui-ci est arrivé le 29 décembre 2022. « Nous pouvons enfin travailler librement et protéger nos clients. Il est reconnu que le CBD n’a pas d’effets psychotropes et ne provoque pas d’accoutumance. » Néanmoins, Grégory Chauplannaz souhaite encore avancer avec son syndicat, comme l’interdiction de la vente de CBD aux mineurs. « Aujourd’hui, je fais mes courses chez un grossiste français et je j’espère bientôt pouvoir faire de même avec un agriculteur de la Somme. » Grégory Chauplannaz est convaincu des bienfaits relaxants du CBD : « Et fumer permet à ceux qui le souhaitent d’arrêter le cannabis !