Slasher : comment gérer plusieurs métiers ?

Confirmé le 08/02/2022 par PasseportSanté

Graphiste, professeur de yoga, chef à domicile, DJ : les slashers cumulent plusieurs rôles.

Qui sont ces touche-à-tout ? Comment gèrent-ils plusieurs tâches en même temps ?

Réponse de Claire Sanchez, slasher et auteur du livre I am slasher[1].

[1] Je suis un slasher, Claire Sanchez, éditions Dunod.

[1] Je suis un slasher, Claire Sanchez, éditions Dunod.

Qu’est-ce qu’un slasheur ?

Qu'est-ce qu'un slasheur ?

Chargée de communication/créatrice de bijoux ; journaliste/professeur de yoga; enseignant/gouvernante; vendeur de vêtements / professeur de salsa : sur le réseau professionnel Linkedin, de plus en plus de profils présentent différents métiers séparés par un slash.

Leur nom? « Slashers », un néologisme dérivé du caractère typographique « slash », une barre de séparation utilisée dans les ordinateurs.

Qui sont ces travailleurs polyvalents ? Touche-à-tout, vous n’arrivez pas à choisir un seul métier ? Des personnalités multipotentes ?

Les slashers sont « multiactifs », c’est-à-dire que les ouvriers cumulent plusieurs tâches techniques. Certains par choix, d’autres par raison. Selon l’INSEE, environ 2,1 millions de salariés français occupaient deux emplois ou plus fin 2017. La vraie ligne de fond dans un marché du travail en évolution rapide!

Les slasheurs : des personnalités multipotentielles

Les slasheurs : des personnalités multipotentielles

Les slashers sont souvent appelés des personnages « multipotentiels », c’est-à-dire qui ont la capacité de gagner dans plusieurs domaines.

Cependant, alors que cette abondance doit être considérée comme de la matière et de l’énergie, elle est souvent comparée à la diffusion. « On a l’impression qu’en multipliant les casquettes, on partage aussi les compétences de chacun d’eux », confirme Claire Sanchez.

Et si c’était l’inverse ? Avoir plusieurs cordes à son arc permet au contraire de développer et d’accumuler un ensemble de compétences. « Aujourd’hui, j’imagine toutes les casquettes de mes entreprises, poursuit Claire Sanchez, enseignante Apple et chef à domicile. Je peux créer la charte graphique, créer mon site internet, photographier mes produits, rédiger des articles pour mon blog, etc. ».

Pourquoi devient-on un slasheur ?

Pourquoi devient-on un slasheur ?

De gagner plus d’argent à trouver du sens et l’envie de vivre de sa passion : les raisons d’être un « slasher » sont multiples ! « Beaucoup de Français veulent transformer leurs loisirs en quelque chose d’utile, explique Denis Pennel, auteur du livre Travail, soif de liberté. Et les mineurs sont souvent des mineurs par choix, pas par contrainte. »

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Pour Claire Sanchez, c’est l’innovation qui l’a fait changer de vie professionnelle. Enseignant chez Apple, il se sent un peu à l’étroit dans son travail. « Des habitudes quotidiennes, des plans calmes et insolites ont fini par ruiner ce monde laid dans lequel je changeais, dit-il. Pas de harcèlement au travail, pas de situation triste, manque de recul et une route claire qui semblait être planifiée. J’ai regardé ma première fille grandir à distance sans pouvoir partager pleinement des moments importants de son enfance, faute de temps. » Un jour, alors qu’il se rend au travail en bus, il s’inquiète. « Mon corps venait me dire d’arrêter ». poursuit-il. J’aurais dû comprendre que mes nombreuses maladies et les douleurs que j’éprouvais à répétition étaient des sonnettes d’alarme pour me faire sentir que quelque chose n’allait pas ce n’était pas bon. C’est mon médecin généraliste qui a examiné : j’étais brûlé. »

Claire Sanchez décide alors de repenser sa vie professionnelle. La pratique lui permet de faire émerger ses besoins les plus profonds et de mieux se connaître. « A la fin du programme, j’étais prêt à poursuivre mes différents rêves », se souvient-il. Je deviendrais un slasher en créant deux sociétés : la première spécialisée dans la formation sur les produits Apple ; la seconde comme femme de ménage ».

Changer de vie professionnelle n’est pas une mince affaire. « C’est un choix difficile », déclare l’auteur. Cela implique souvent de reprendre les études et d’accepter la vérité à partir de rien. Le risque est élevé, surtout si la révision se fait dans une partie de l’activité qui serait facile à trouver ou avec une perte de revenus attendue. Dans ces cas, vous devez tenir compte de votre faible niveau de vie et décider de ce que vous devrez sacrifier. Claire décide de créer CAP Cuisine. Le Fongecif – aujourd’hui Transitions Pro – lui permet de bénéficier de vacances-formation. « La reconversion professionnelle n’est pas un acte cruel, qui oblige à tout quitter la nuit, poursuit-il. Il existe des solutions pour le faire en douceur en accord avec son travail, avec des diplômes à distance ou en cours du soir par exemple. »

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Son premier conseil ? Écoutez-vous. « Il faut s’écouter pour ne pas souffrir d’une vie professionnelle inappropriée ou inappropriée », explique-t-il. Moi, le nouveau que j’ai fait changer. Mais nous n’avons pas à attendre d’y être arrivés pour agir. Le changement de vie ne se fait pas sans une bonne raison et surtout sans faire une analyse approfondie de qui vous êtes. C’est souvent une étape importante à franchir lorsqu’une crise survient, pour identifier les problèmes et trouver des solutions appropriées. »

Si aujourd’hui Claire Sanchez est contente de sa double casquette de chef d’entreprise, elle avoue aussi, dans la fosse, que c’est plus stressant « d’un coup le mode d’emploi tombe » !

Le plus dur? Planifiez bien votre temps.

S’accorder du temps

« Si vous mettez le nez dans la meule, vous finissez par ne pas trouver le temps de créer quelque chose qui tue », dit-il. Aussi, en dehors de la solide organisation, Claire se donne une journée par semaine. « C’est mon temps de couler », dit-il. J’ai également la chance d’avoir deux carrières professionnelles – l’enseignement et la cuisine – qui sont à la fois mentales et manuelles. J’obtiens un certain équilibre là-bas. »

Prendre soin de soi

Un homme d’affaires malade ne peut plus rapporter d’argent, Claire propose de prendre soin d’elle. « Je suis très en phase avec mon corps et ma force », dit-il. Mes temps morts ne sont pas du temps perdu, car ils me permettent de prendre le temps de recharger mes batteries à travers diverses activités. Par exemple, j’en profite pour lire un livre en rapport avec mon travail. »

Se former en permanence

Enfin, l’auteur tient à toujours vouloir enseigner. « Cela ne signifie pas nécessairement rester en classe, il y a des milliers de cours disponibles en ligne. En raison de l’évolution rapide et constante du monde du travail, ce serait contraire à l’hypothèse selon laquelle nos connaissances actuelles seront les compétences de demain L’apprentissage est donc important pour tout porteur de projet ou business developer, quelles que soient ses compétences d’origine. »

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