Soldes d’été : déception à moyen terme, « le Covid a transformé notre façon d’acheter »

La vente, qui a débuté il y a quatre semaines, n’a pas suscité l’enthousiasme que les détaillants espéraient. La faute au Covid et à la vente privée tous azimuts.

Sur les Champs-Elysées, jeudi 15 juillet à Paris, les people de la veille sont déjà partis et l’ambiance n’est pas au rendez-vous dans les boutiques, puisque le coup d’envoi des soldes d’été 2021 a eu lieu il y a 15 jours. « C’est très calme, extrêmement calme, note un commerçant. Il y avait quelques Russes, mais très peu. Ce n’est pas la belle clientèle russe qu’on a l’habitude de voir dans ce quartier. . Et à part ça, je pense que la majorité des Parisiens sont déjà partis. »

« La clientèle touristique très acheteuse qui a vraiment animé les Champs-Elysées nous manque. Depuis septembre, la clientèle locale revient car il y a des soldes, mais cela ne compense malheureusement pas tout. »

D’autant que la promesse de coupes tombe souvent à plat après des ventes privées tous azimuts en juin dans un boom des achats jusqu’à +20%. « On est debout depuis le 19 mai et il y avait des promotions partout, soupire-t-il. Les clients ne sont pas vraiment au rendez-vous car ce sont des soldes : ils ont déjà assez de promotions… »

Ce manque d’appétit pour les ventes a été rapidement remarqué par Emmanuel de Courcel, qui suit chaque jour les ventes de 70 marques en France grâce à son Baromètre Retail Int.

« Nous avons vu dès le premier jour que les chiffres n’étaient pas bons. Et même mauvais pour le textile, qui est à -18% par rapport au premier jour des ventes en 2019, alors que nous avions des premières impressions plutôt positives. »

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Mais les chiffres restent les mêmes : moins 4 % en moyenne depuis le début des ventes, mais par rapport à 2019, une année sans Covid. « Par rapport à 2015 pourtant, les températures d’Emmanuel de Courcel se vendent bien. On retrouve le trafic et les ventes dans le centre-ville et dans le centre commercial qui ont été les plus congestionnés en 2020. » Paris souffrait beaucoup, du fait du télétravail et du manque de tourisme : par rapport à 2020, on reprend des couleurs. Le Covid a un peu transformé le mode d’achat. On voyage moins, comme en témoigne ce 20% à 25% de trafic en moins en magasin, mais entre 10% et 15% de panier moyen en plus.

Cet été, pas besoin de carte santé pour faire ses courses, contrairement aux galeries marchandes.

Les soldes d’été ne sont pas particulièrement enthousiastes : « C’est calme, extrêmement calme » – Reportage Sophie Auvigne

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