Sur les traces de Carlos Baleba

Il est arrivé en janvier 2022 sur la pointe des pieds, avec envie et humilité. Moins d’un an plus tard, il est l’une des plus belles promesses de la formation lilloise au Domaine de Luchin, là où d’autres talents avant lui se sont formés, fabriqués et développés. Marchons sur les traces de Carlos Baleba (19 ans), un jeune Mastiff qui aboie.

Sur le terrain, quelle était votre force quand vous étiez jeune ?

Dès le début, mon père m’a initié au travail. Il m’a fait faire des choses difficiles, comme porter de lourdes charges ou courir plusieurs heures. Tout le monde disait : « Non, c’est encore un gamin, ne fais pas ça. » Mais j’allais à mon rythme. Quand je suis entré à l’académie, ils m’ont laissé partir pour la première année, puis, comme il est entraîneur à l’école de football des Braseries du Cameroun, il a repris mon poste quand j’avais 14 ans en proposant des programmes de musculation et de leadership. Il s’est entraîné avec les U18 de l’académie. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à jouer à mon poste actuel, box to box.

Et c’est là que vous vous démarquez, n’est-ce pas ?

J’ai participé à de grands tournois de jeunes au Cameroun (Tournoi Limbé, Coupe de Pâques, Challenge Geremi Njitap) qui sont souvent observés par les recruteurs de clubs européens. Parfois, je suis sorti meilleur joueur. J’ai aussi disputé la Coupe du Cameroun, contre des grands clubs de toutes les divisions. Nous étions la plus jeune équipe de la compétition, car nous étions tous U18. Nous avons atteint les 1/8 de finale. Mais je n’ai pas pu jouer ce match, j’avais un examen à l’école le même jour.

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© Ecole de Football des Brasseurs du Cameroun

Pourquoi avez-vous choisi le LOSC ?

(sans hésiter) Parce que le projet qui m’a été présenté était le meilleur pour moi, pour mon développement. J’ai aussi choisi le LOSC parce que j’aimais cette équipe. J’ai regardé ses matchs, j’ai suivi ses résultats, j’ai vu ses apparitions européennes. Et puis il y avait des joueurs de l’équipe avec qui j’avais envie de jouer, comme Nicolas Pépé, Renato Sanches, Jonathan Bamba ou Benjamin André, qui est un joueur que j’aime bien, qui encourage beaucoup ses coéquipiers, qui donne le ton et mène la équipe. devant. Renato est aussi un exemple pour moi. J’ai eu la chance de jouer un peu avec lui la saison dernière.

Comme vous le savez, le LOSC a souvent formé de jeunes talents du football africain, notamment camerounais, comme Jean II Makoun ou Aurélien Chedjou. Cet héritage était-il important pour vous de vous inscrire ici?

Oui bien sûr. Je connais Aurélien Chedjou et Jean II Makoun qui étaient de grands joueurs. Mais l’Africain que j’ai le plus adoré au LOSC, c’est Idrissa Gana Gueye. Il m’a aussi inspiré au milieu de terrain. C’est un joueur box to box, toujours là pour frapper le jeu. Sur le terrain, il ne se plaint jamais, il joue, court, travaille sans rien dire.