Surcharge carburant allongée, campagnes alimentaires à 50%… Bruno Le Maire présente des propositions pour le pouvoir d’achat

Le ministre de l’Economie du pays a suggéré certaines mesures qui pourraient être incluses dans le projet de loi sur les marchés publics qui sera présenté cette semaine. Celles-ci devraient permettre à la France de faire face à la hausse des prix des matières premières.

La loi sur le pouvoir d’achat est rendue publique peu de temps avant son introduction ce week-end. Bruno Le Maire a énuméré ce lundi matin, sur France Inter, plusieurs propositions de mesures visant à soutenir les Français face à l’inflation.

Une indemnité carburant pas que pour les «gros rouleurs»

Une indemnité carburant pas que pour les «gros rouleurs»

C’est une excellente déclaration du ministre de l’Économie. Le gouvernement s’emploie à « augmenter la compensation complémentaire pour tous ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler, et qu’ils soient ouvriers, ou étudiants pour travailler », a-t-il dit, expliquant que cette subvention sera versée. selon le niveau de revenu ». Et les augmentations de salaire ? Bruno Le Maire n’a pas évalué cela, laissant le soin au débat parlementaire sur le paquet pouvoir d’achat.

Carburant : « Nous étudions si nous pouvons apporter une indemnisation supplémentaire à tous ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour se rendre au travail », a déclaré le ministre @BrunoLeMaire. « Cela dépendra évidemment du niveau de revenu » #le79inter pic.twitter.com/Li61mqoJJ4

Cette aide pour faire face à la hausse du prix des carburants ira donc au-delà de l’indemnisation engagée par les « gros conducteurs », c’est-à-dire ceux qui « font plus de 12 000 km par an », évoqués depuis un moment. et le gouvernement, car « il y a beaucoup de gens qui ne parcourent pas 20.000 kilomètres par an, qui prennent leur voiture pour aller travailler et qui n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins de base », a déclaré Bercy, un locataire lundi dans son bureau après les réformes.

Vers un retour des promotions alimentaires à 50 % ?

Vers un retour des promotions alimentaires à 50 % ?

Bruno Le Maire a préconisé un retour aux piliers de la loi Egalim. Elu en 2018, dans un contexte de faible inflation, ce dernier a fixé la remise maximale que les distributeurs peuvent proposer sur leurs produits à plus de 34%. Un moyen de garantir le paiement des producteurs alors qu’à l’époque, les enseignes de la grande distribution proposaient des remises allant jusqu’à -70%. Susciter la colère des agriculteurs et autres personnalités publiques dans les grandes surfaces…

Mais aujourd’hui, les priorités du gouvernement ont changé. L’inflation a contraint le ministre de l’Economie à prendre du recul. Sur French Inter, il a annoncé qu’il aimerait voir de la publicité alimentaire pour bénéficier d’une remise de 50% sur la distribution. « Je recommande à partir de ce niveau à 50% d’obtenir une réduction pour ceux qui en ont besoin », a-t-il déclaré.

Un renforcement du contrôle des prix dans l’alimentaire

Un renforcement du contrôle des prix dans l’alimentaire

C’est l’essence de la décision précédente. Bruno Le Maire a annoncé qu’il allait lancer une politique de l’Inspection générale des finances (IGF) pour assurer le respect de la loi Egalim. La fin est fixée à une limite minimale de 10 % que les distributeurs doivent payer aux fabricants lors de la vente du produit. Le ministre de l’Economie veut « faire en sorte que ces 10% au-dessus du niveau de revente à perte profitent aux producteurs et ne perdent pas ailleurs ». Si l’IGF constate que cette remise de 10% ne va pas aux fournisseurs mais aux intermédiaires, Bruno Le Maire se réserve le droit d’autoriser un retour des ventes à 50% ou de proposer le type « un achat de produit, une offre de produit ».

Une telle mesure répondrait à une demande particulière formulée par Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des supermarchés E. Leclerc, en avril, afin de réduire le prix de vente. La semaine dernière, il a jugé « douteux » tout supplément de prix réclamé par l’industrie agroalimentaire dans le cadre d’une révision annuelle des prix alimentaires avec des appels à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. L’enquête de l’IGF aurait dû « inclure des parlementaires et des représentants agricoles internationaux », selon le ministre de l’Economie.

Le prêt garanti par l’Etat prolongé

Le prêt garanti par l’Etat prolongé

Le programme de subventions lancé mi-2021 pour venir en aide aux entreprises en difficulté alors que la fin de la crise sanitaire s’achève cet été. Il sera finalement prolongé jusqu’à fin 2022. « Nous poursuivrons le travail de M. [Gérard] Pfauwadel qui est chargé d’accompagner les entrepreneurs », notamment ceux qui sont dans l’incapacité de payer leur inscription au PGE. en période de crise sanitaire, a déclaré Bruno Le Maire.

Ce programme apporte un soutien de proximité aux entreprises en difficulté financière pour les accompagner dans les négociations avec les créanciers afin de trouver un moyen de régler leurs factures ou impôts et cotisations. En plus de ce dispositif, les entreprises peuvent avoir accès au « PGE Résilience », qui a été lancé après la guerre civile en Ukraine et peut durer jusqu’à la fin de l’année. Il leur permet d’emprunter jusqu’à 15 % de leurs revenus.

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