Thivencelle. A vendre, Tuchel Café cherche un repreneur

En relisant le message qu’elle s’apprêtait à poster sur Facebook, Julie a senti les larmes monter. « Rien n’est fait, ce n’est que le début. Mais ça fait quelque chose ! »

Fille de commerçants, originaire de Condé, elle n’a que 25 ans lorsqu’elle décide de reprendre à son compte le dernier bistrot du village. Le Thivencelle devient le Café Tuchel. « Tuchel, c’est le nom de Thivencelle en ch’ti. C’est une façon de rester dans l’histoire du village tout en lui donnant une nouvelle identité.

Un café de village et un lieu de passage

La jeune femme relooke l’établissement pour créer un lieu à son image : convivial, agréable et proche. Il fait évoluer le bar-tabac vers le service, plus dans l’air du temps. PMU, compte Nickel, colis, photocopies, confiserie et encore désormais CBD, il multiplie les offres pour satisfaire le client. « Nous pourrons payer les factures et avoir un bureau de poste. »

Une diversité qui lui a valu de nombreuses récompenses, comme les deux – l’une régionale, l’autre nationale – décernées en fin d’année par la Confédération des buralistes, mais qui amène aussi les clients au défilé. « Nous ne sommes pas sur une route de passage. Pour venir à Thivencelle, il faut le vouloir », sourit Julie.

En moyenne, ils sont une centaine, certains s’arrêtent boire un verre et deviennent des habitués.

Un potentiel intact

Issu de Saint-Aybert, Crespin et de la Belgique, Le Tuchel est devenu l’un des cafés incontournables de Valenciennes. Une popularité symbolisée par le concours national des décorations de Noël, posté sur Facebook et remporté haut la main par Julie.

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« Ça fait chaud au cœur, parce que ça montre que je n’ai pas fait tout ça pour rien. » Mais aujourd’hui, le moment est venu de tourner la page. « À 41 ans, c’est l’heure d’un autre défi. J’ai un autre projet, ailleurs, plus gros mais dans le même domaine… »

Mais pour voler vers ce nouveau défi, il faut vendre son entreprise. Pas toujours facile, d’autant que Julie se veut attentive au projet de son futur acquéreur. Café connu, apprécié et bien fréquenté, le Tuchel a des atouts à souligner.

« J’ai testé la restauration, les concerts. Seul, ce n’était pas possible de faire ça régulièrement, mais ça marche ! » D’ici là, Julie continuera d’accompagner son « bébé » avec le même amour.

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