Viol, inceste. Ouverture d’un centre d’accueil pour femmes victimes de violences à Grenoble

Fin octobre, la Maison des femmes ouvrira ses portes à Grenoble. Refuge pour toutes les femmes victimes On vous l’a expliqué

Par Ugo Maillard

Publié le 26 août 22 à 18:20

Le 15 octobre, un projet estimé à trois ans verra enfin le jour à Grenoble. Sa mission est simple : faire de la Maison des femmes un lieu où les femmes victimes sont écoutées, soignées et soignées.

Avec le soutien de l’association Uni(e-s) VersElles, cette maison d’hébergement s’est construite en trois phases : « information sur les violences faites aux femmes, organisation de réunions disciplinaires (police/justice/santé/social) et concertation sur les dossiers privés ».

On vous en dit plus sur la Maison des femmes de Pierre Jothy et Anne Angotti, deux fondateurs du projet.

Trois femmes médecins au centre du projet

En 2016, la Maison des femmes a été ouverte à Saint-Denis, en Île-de-France. Sur la base de ce modèle, ce champ de prise en charge des femmes victimes sera géré par un grand nombre de professionnels.

Pascale Hoffmann, Camille Lesne-Véran et Anne Angotti sont trois gynécologues à Grenoble. Ce dernier suscite l’intérêt de ce domaine pour les femmes : « le but est d’être à l’écoute des femmes et des professionnels de santé ».

Anne Angotti revient sur une situation que les médecins connaissent bien : « Les dossiers de violence sont longs et difficiles. Lorsque vous êtes seul, vous vous sentez impuissant, en tant que médecin. Un médecin pourra désormais venir à la Chambre pour obtenir des conseils.

8 à 9 fois une femme qui a été violée retourne vers son agresseur

Ouvert à toutes les femmes victimes de violences

Ouvert à toutes les femmes victimes de violences

La Maison des femmes est un moyen de fédérer tous les acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes. Les soins seront prodigués par des membres du CHU tels que des gynécologues, des médecins généralistes, des sages-femmes, des obstétriciens ou des kinésithérapeutes.

Qu’elles soient sexuelles, physiques, mentales ou cyber, toutes les formes de violence sont à combattre. Pour accueillir les femmes dans ce domaine, le premier entretien permet de cibler les besoins des victimes.

A l’issue de cet échange, « des cours lui seront donnés : suivi psychologique, suivi social et suivi médical pour renforcer sa résilience », précise Pierre Jothy, coordinateur du projet. En plus des consultations animées par des professionnels de santé, des ateliers communs sur le yoga ou la prise de parole en public seront organisés.

Gynécologue et également directrice du centre de santé sexuelle de Grenoble, Anne Angotti a fait du sexe une guerre. Elle a relevé le point central de la Maison des femmes, « nous respecterons le choix de toutes nos patientes, rien ne leur sera imposé ».

Ce traitement au cas par cas sera coordonné par l’infirmière en charge du dossier pendant un an, pendant le temps passé à l’EHPAD.

Un accompagnement juridique et social

Un accompagnement juridique et social

Anne Angotti et Pierre Jothy se sont associés pour faire passer un message : « La maison des femmes n’est pas un service d’urgence, mais un lieu d’accompagnement dans la durée ».

L’ouverture de la maison des femmes répond à un réel besoin : « l’essentiel est que les femmes parlent ». Le professionnel de la santé explique : « J’ai rencontré des cas où des blessures liées à des relations sexuelles ou à des abus sexuels ont été signalées par des patients des années après les faits ».

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Afin d’accompagner au mieux le patient, les appels téléphoniques seront pris en charge par des associations d’experts judiciaires comme les victimes de France 38 ou du Rialto. Une volonté d’organiser tous les acteurs, défendue par Pierre Jothy : « Nous ne prétendons pas être au même endroit. Nous avons de nombreux partenaires ».

Les fondatrices de la Maison des femmes militent pour que des plaintes soient déposées dans l’enceinte de ce refuge. Pierre Jothy a indiqué que « négociations avec la police nationale ». Un modèle qui existe déjà à Saint-Denis.

Autre revendication formulée par la Maison des femmes, taxer après le harcèlement sexuel. L’échantillon doit être prélevé dans les 72 heures suivant l’attaque. Certaines femmes abandonnent parce qu’elles ne veulent pas porter plainte.

Le Conseil des femmes propose donc de mener cette opération afin que les femmes puissent porter plainte quand elles le souhaitent. Un concept soutenu par la médecine légale.

Numéro de téléphone pour trouver la maison des femmes : 0476766800

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