Voici comment reconnaître les différents types de sol pour des plantations réussies au jardin

Pas assez riche, trop sec ou trop lourd, un peu acide ou calcaire… Connaissez-vous vraiment la terre de votre jardin ? Cette question est essentielle pour prendre soin et choisir des plantes adaptées.

Argile, calcaire, limon et sable : Le sol est composé de quatre éléments principaux. Elle est considérée comme parfaitement équilibrée, fertile et légère lorsqu’elle contient environ 60 % de sable, 20 % d’argile, 10 % de calcaire et 10 % de limon. On parle alors de « terrain libre », le rêve de tout jardinier, mais en règle générale l’un de ces éléments domine… Terre de Jardins, magazine de jardinage de Ouest-France (disponible en kiosque et sur abonnement ), en dire plus sur les types de sols en huit questions.

1. Comment connaître la texture du sol ?

1. Comment connaître la texture du sol ?

C’est simple : fabriquez une boule ! C’est la méthode la plus simple et la plus rapide à réaliser, qui vous donnera une première idée du type de sol dont vous disposez. Prenez une poignée de terreau à 20 cm de profondeur et humidifiez-la légèrement avant de la pétrir pour former une boule. Si vous n’y parvenez pas et que la terre s’effrite entre vos doigts, cela indique que votre sol est plutôt sablonneux. En revanche, si la balle est maniable, compacte et collante, et reste intacte lorsqu’elle tombe au sol, votre sol est plutôt argileux. Enfin, si la balle craque et se casse en tombant, votre sol est un peu limoneux.

2. Quand dit-on d’un sol qu’il est argileux ?

2. Quand dit-on d’un sol qu’il est argileux ?

Lorsqu’il contient plus d’un tiers d’argile. De couleur brun rougeâtre, il est lourd et compact, difficile à travailler en toutes saisons. Il devient collant lorsqu’il est mouillé et dur lorsqu’il est sec. Au printemps, il se réchauffe lentement, ce qui ralentit l’émergence des graines et la croissance des plantes. Mais contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une mauvaise terre pour le jardinage, car elle a l’avantage de bien retenir l’humidité et les éléments minéraux. Pour l’aérer et améliorer son drainage, ajoutez beaucoup de compost chaque année. Mais pas du sable comme on le lit trop souvent, de par sa destruction et son appauvrissement. Et cultivez des engrais verts à fortes racines (moutarde blanche, trèfle, seigle).

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3. Qu’est-ce qu’un sol sableux ?

3. Qu’est-ce qu’un sol sableux ?

Composé à plus de 60% de sable, il est de couleur claire et granuleux au toucher. Léger et aéré, il est très facile à travailler. Il se réchauffe rapidement au printemps, permettant des récoltes précoces. D’autre part, en raison de sa structure poreuse, il retient mal l’eau et les nutriments, il a donc tendance à se dessécher rapidement et à être mauvais. Incorporez de la matière organique sous forme de compost, de fumier ou de terreau chaque année au printemps pour lui donner plus de consistance et l’enrichir.

4. À quoi ressemble un sol limoneux ?

4. À quoi ressemble un sol limoneux ?

Généralement près des cours d’eau, le sol limoneux a un aspect poudreux et est doux au toucher lorsqu’il est sec. Léger et fertile, il permet aux plantes de bien développer leurs racines et se travaille sans effort. Mais il retient modérément l’eau et sèche très vite en été. Fragile, elle s’épuise au fil des ans, et se dépose facilement sous l’impact de la pluie, des arrosages et du piétinement, formant une croûte dure en surface. Répandez du compost ou des feuilles pour que le sol ne soit pas nu et reste fertile. Paillez entre les cultures et semez de l’engrais vert en hiver.

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5. Qu’est-ce que le pH du sol ?

5. Qu’est-ce que le pH du sol ?

Le degré d’alcalinité ou d’acidité du sol se mesure avec le pH ou « potentiel hydrogène » sur une échelle de 1 à 14. Un sol est calcaire si son pH est supérieur à 7, acide s’il est inférieur à 7 et neutre s’il est proche de 7. La plupart des sols ont un pH compris entre 4 et 9. L’idéal est un sol légèrement acide autour de 6,5 qui convient à la plupart des plantes.

6. Comment mesure-t-on le pH ?

Le plus simple est de placer une poignée de terre à 20-30 cm de profondeur dans deux récipients. Sur l’un, versez quelques gouttes de vinaigre blanc. Si de la mousse blanche se forme, cela signifie que votre sol est calcaire. Dans l’autre récipient, mélangez l’échantillon de sol avec un peu d’eau de pluie ou déminéralisée, et saupoudrez-le de bicarbonate de soude. Si une réaction de bouillonnement se produit, votre sol est acide. Si vous ne voyez aucune réaction dans les deux cas, votre sol est neutre.

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Vous pouvez également acheter un kit de test commercial. Il fonctionne en utilisant une solution chimique réactive, mélangée dans un tube avec un échantillon de sol et de l’eau distillée. Trempez ensuite une bande de papier pH à l’intérieur et comparez la couleur obtenue avec un nuancier pour déterminer la valeur du pH du sol.

7. Comment reconnaître un sol calcaire ?

D’aspect blanc et crayeux, le sol calcaire est souvent léger et caillouteux. Perméable à l’eau, elle se réchauffe rapidement au printemps, mais a tendance à se dessécher rapidement en été et à former des fissures en surface. En automne et en hiver, il est facile d’être boueux et collant lorsqu’il pleut. La chaux provoque aussi souvent des défauts chez les plantes, comme la chlorose, car elle peut bloquer l’assimilation de certains minéraux. Afin d’acidifier le sol tout en l’enrichissant, incorporez chaque automne une grande quantité de matière organique (compost, bouse de vache, tourbe blanche, terre de bruyère). Et cultivez des engrais verts comme les pois chiches, les féveroles ou la luzerne.

8. Que faire avec un sol acide ?

Souvent peu fertiles, les sols acides se caractérisent par une faible activité microbienne et une relative absence de vers de terre. Trop d’acidité nuit à l’assimilation de certains nutriments par les plantes et nuit à leur croissance. Idéalement, utilisez un engrais organique riche en calcium. Et dans les sols très acides, apportez du calcaire à petites doses sous forme de chaux, de craie ou de dolomite en fin d’automne.

Astuce : pour tout savoir sur votre sol, contactez un laboratoire spécialisé en analyse de sol ou votre jardinerie. Pour une moyenne de 80 €, après leur avoir fourni plusieurs échantillons de sol, vous recevrez rapidement une analyse complète et très détaillée.

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